(2014-04) Le mouvement ouvrier haitien en difficulte face a la repression antisyndicale croissante et a la compression des salaires
Resume — Rapport du BAI et de l'IJDH documentant les licenciements antisyndicaux dans l'industrie de l'habillement et le secteur public haitiens, les violations generalisees du salaire minimum pour les ouvriers a la piece et la complicite gouvernementale, avec des recommandations.
Constats Cles
- Au moins 36 ouvriers de l'habillement dans sept usines ont ete licencies en represailles des manifestations salariales de decembre 2013 a la SONAPI, et les cinq membres du comite executif du syndicat de l'EDH ont ete licencies apres une conference de presse denoncant la corruption, un dirigeant ayant ete gravement blesse par des agents de securite. Les enquetes de Better Work Haiti et du Workers Rights Consortium ont constate que les 24 usines d'habillement d'Haiti sous-payaient les ouvriers a la piece, seuls 16 pour cent atteignant le minimum quotidien de 300 gourdes prevu par la loi de 2009. Les ouvriers demandaient 500 gourdes par jour tandis qu'une analyse du Solidarity Center situait le salaire vital a 1 152 gourdes par jour. L'habillement representait 91 pour cent des recettes d'exportation et 9 pour cent du PIB en 2012.
Description Complete
Ce rapport d'avril 2014 du Bureau des Avocats Internationaux (BAI) et de l'IJDH decrit la persecution des militants syndicaux, la compression des salaires et l'exploitation des travailleurs dans le secteur public et l'industrie de l'habillement en Haiti, quatre ans apres le seisme de 2010. Il documente au moins 36 licenciements dans sept usines en represailles des manifestations de decembre 2013 dans la zone industrielle SONAPI reclamant un salaire de 500 gourdes par jour, le licenciement de tout le comite executif du syndicat de l'EDH apres une conference de presse sur des allegations de corruption, et des antecedents de licenciements antisyndicaux chez One World Apparel. Citant les enquetes de Better Work Haiti et du Workers Rights Consortium, il rapporte que les 24 usines d'habillement d'Haiti n'ont pas fixe de taux a la piece permettant d'atteindre le minimum quotidien de 300 gourdes prevu par la loi de 2009, seuls 16 pour cent des ouvriers a la piece atteignant ce niveau. Le rapport decrit la complicite gouvernementale et formule huit recommandations sur la reintegration, les arrieres de salaire, des audiences equitables, l'aide juridique et le controle de conformite.
Notes
BAI and IJDH labor rights report, English original April 2014 (catalog title in French); ayitistats wave B