(2024-05) Note de plaidoyer - Protection des personnes déplacées internes en Haïti (mai 2024)
Resume — Une note de plaidoyer du cluster protection de mai 2024 documente les graves risques de protection pesant sur les personnes déplacées internes dans les sites de Port-au-Prince face à la violence des gangs, et appelle le gouvernement haïtien, les bailleurs et les acteurs humanitaires à agir.
Constats Cles
- Plus de 362 000 personnes étaient déplacées en Haïti en mai 2024, à 96 pour cent en raison de la violence des gangs, dont 90 254 déplacés dans 85 sites de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Soixante-quinze pour cent des sites se trouvaient dans des zones contrôlées par les gangs ou à haut risque, et les gangs auraient utilisé des déplacés comme boucliers, notamment lors d'un incident au port CPS les 25 et 26 avril où plus de 27 personnes ont été tuées. Au moins 216 cas de violence sexuelle ont été signalés dans les sites au premier trimestre 2024, et 109 enfants non accompagnés et séparés ont été identifiés en mai 2024. Le secteur protection du Plan de réponse humanitaire 2024 n'était financé qu'à 8 pour cent, et seuls 15 des 85 sites identifiés bénéficiaient d'une couverture même partielle par un partenaire de protection.
Description Complete
Cette note de plaidoyer, publiée en mai 2024 par le cluster protection avec des données du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et de l'OIM, porte sur la protection des personnes déplacées internes en Haïti. Plus de 362 000 personnes étaient déplacées, à 96 pour cent en raison de la violence des gangs, dont au moins 195 764 dans le département de l'Ouest et 90 254 réparties dans 85 sites de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les conditions dans les sites de fortune, souvent des écoles, des églises et des bâtiments publics, sont décrites comme désastreuses, 34 pour cent des sites n'ayant pas de latrines et l'accès à l'eau potable étant irrégulier. La note identifie six risques de protection : atteintes à l'intégrité physique, 75 pour cent des sites se trouvant dans des zones contrôlées par les gangs ou à haut risque ; violence sexuelle accrue, avec au moins 216 cas signalés au premier trimestre 2024 ; séparation familiale et enfants non accompagnés ; expulsions, au moins 23 recensées depuis janvier 2024 ; besoins de santé mentale non pris en charge ; et faible accès aux services, le secteur protection n'étant financé qu'à 8 pour cent. Elle formule des demandes au gouvernement haïtien, aux bailleurs et aux organisations humanitaires, ainsi qu'un appel urgent à l'action en dix points.
Notes
Protection Cluster advocacy note with OHCHR/IOM data; verify vs 12 held OHCHR docs before ingest; ayitistats wave B