(2009-06) Rapport du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti (E/2009/105)
Resume — Cinquième rapport du Groupe consultatif ad hoc de l'ECOSOC, fondé sur une visite de mai 2009, sur la mobilisation internationale renouvelée pour Haïti, la faiblesse institutionnelle persistante, l'efficacité de l'aide, la dynamique du secteur privé et le développement rural.
Constats Cles
- La conférence de Washington d'avril 2009 a mobilisé un soutien politique et des annonces de contributions de plus de 378 millions de dollars, mais le Gouvernement n'a pas obtenu le financement espéré, environ 82 millions de dollars ayant été annoncés pour son plan de redressement. Près de 80 % de l'aide au développement était dépensée par les ONG plutôt que par les institutions publiques, sur lesquelles le Gouvernement n'exerçait aucun contrôle et disposait de peu d'informations. Les cyclones de 2008 ont fait disparaître 15 % du PIB en quatre semaines, causé plus de 1 000 morts et 800 000 blessés ou sinistrés, et plus d'un tiers de la population se trouvait en insécurité alimentaire modérée ou pire, l'aide du PAM atteignant 2,7 millions d'Haïtiens. Le Groupe a conclu qu'Haïti se trouvait à la croisée des chemins et a exhorté le Gouvernement à décider rapidement, le Parlement à accélérer ses travaux et les donateurs à aligner l'aide sur les priorités gouvernementales, y compris une action urgente sur la pauvreté rurale, le foncier et l'accès au crédit.
Description Complete
Ce cinquième rapport du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti s'appuie principalement sur la visite du Groupe en Haïti du 4 au 7 mai 2009, reprise après la crise politique de 2008, et fait suite à la conférence des donateurs d'avril 2009 à Washington. Il décrit un engagement international renouvelé, dont la nomination de l'ancien Président américain Clinton comme Envoyé spécial des Nations Unies et l'influence du rapport de Paul Collier sur la sécurité économique, aux côtés de graves défis persistants : environ 80 % de l'aide transitait par les ONG plutôt que par les institutions publiques, les ministères restaient faibles et Gonaïves demeurait très vulnérable après les cyclones de 2008 qui avaient détruit 15 % du PIB. Le rapport avertit qu'Haïti se trouve à la croisée des chemins et pourrait retomber dans l'agitation sociale sans amélioration visible du quotidien. Il met en avant la double exigence d'agir vite sur les besoins urgents (sécurité alimentaire, emplois, préparation aux cyclones) tout en poursuivant un développement communautaire de fond, analyse la nouvelle dynamique autour du secteur privé, de l'industrie de l'habillement et de la Commission de la compétitivité, et formule neuf recommandations sur l'efficacité de l'aide, le consensus politique, les services de base, l'accès au crédit, la sécurité alimentaire, le genre et la coordination des ONG.
Notes
UN document E/2009/105; ECOSOC Ad Hoc Advisory Group report series; ayitistats wave B