Haïti : Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS) 2017-2018 - Rapport de synthèse

Haïti : Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS) 2017-2018 - Rapport de synthèse

IHE, MSPP, ICF International 2019 28 pages
Resume — Ce rapport présente les principaux résultats de la deuxième Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II 2017-2018) en Haïti. L'évaluation, commanditée par le ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), a été réalisée de décembre 2017 à mai 2018 par l'Institut Haïtien de l'Enfance (IHE). Elle a évalué la capacité des institutions de santé et leur degré de préparation à offrir des soins de santé de qualité.
Constats Cles
Description Complete
L'Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) en Haïti 2017-2018 avait pour objectif de recueillir des informations sur la prestation des services de santé en Haïti afin d'évaluer la capacité des institutions de santé et leur degré de préparation à offrir des soins de santé de qualité. L'évaluation a été conçue pour fournir des informations fiables sur des services spécifiques de santé maternelle et infantile, ainsi que ceux de planification familiale, de tuberculose, de paludisme, des infections sexuellement transmissibles (IST), de VIH/Sida et des maladies chroniques. L'EPSSS-II 2017-2018 a couvert toutes les institutions de santé opérationnelles du pays. Au total, 1 007 institutions ont été enquêtées avec succès. Les résultats de l'évaluation sont présentés par type d'institution, secteur d'appartenance, et par département.
Sujets
SantéGouvernanceProtection socialeInfrastructure
Geographie
NationalDépartement de l'OuestDépartement du NordDépartement du Nord-EstDépartement du Nord-OuestDépartement du SudDépartement du Sud-EstGrande-AnseDépartement des NippesDépartement du CentreDépartement de l'Artibonite
Periode Couverte
2017 — 2018
Mots-cles
health services, health service delivery, Haiti, evaluation, maternal health, child health, family planning, vaccination, HIV/AIDS, tuberculosis, malaria, chronic diseases, health facilities, healthcare
Entites
MSPP, USAID, World Bank, Global Fund, DHS Program, ICF, IHE
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Texte extrait du document original pour l'indexation.

Haïti Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS) 2017-2018 Rapport de synthèse Ce rapport présente les principaux résultats de deuxième Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II 2017-2018), commanditée par le ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et réalisée en Haïti de décembre 2017 à mai 2018 par l’Institut Haïtien de l’Enfance (IHE). L’EPSSS-II a été réalisée avec l’appui financier de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), la Banque Mondiale (BM), et le Fonds Mondial. Elle a aussi bénéficié de l’assistance technique d’ICF par le biais du programme DHS, programme financé par l’USAID et dont l’objectif est de fournir un support et une assistance technique à des pays du monde entier pour la réalisation d’enquêtes sur la population et la santé. Photos de couverture : © 2019 Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Pour tous renseignements concernant l’EPSSS-II 2017-2018, contacter : Institut Haïtien de l’Enfance (IHE), 41 rue Borno ; P.O. Box 15606 - Pétion-Ville, Haïti. Email : ihehaiti@gmail.com Ministère de la Santé Publique et de la Population, 1, angle avenue Maïs Gâté et rue Jacques Roumain, Port-au-Prince, Haïti ; site web : www.mspp.gouv.ht. Concernant The DHS Program, des renseignements peuvent être obtenus auprès d’ICF, 530 Gaither Road, Suite 500, Rockville, MD 20850, USA ; Téléphone: +1-301-407-6500 ; Fax: +1-301-407-6501 ; E-mail : info@DHSprogram.com ; Internet : www.DHSprogram.com ; STATcompiler.com Photos de la couverture : © 2019 Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP). Citation recommandée : Institut Haïtien de l’Enfance (IHE) et ICF International. 2019. Evaluation des Prestations des Services de Soins de Santé, Haïti, 2017-2018: Rapport de synthèse . Rockville, Maryland, USA : IHE et ICF. Icônes courtoisie du Noun Project : Baby, Baby Care par Saeed Farrahi ; Childbirth par Luis Prado ; Mosquito par Monika Ciapala ; Health par Christopher Holm-Hansen ; Lungs par Brennan Novak; Stethoscope par Olivier Guin; Gloves par TNS ; et Microscope par Stuart McCoy Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 1 I ntroduct I on L’Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) en Haïti 2017-2018 avait pour objectif de recueillir des informations sur la prestation des services de santé en Haïti afin d’évaluer la capacité des institutions de santé et leur degré de préparation à offrir des soins de santé de qualité. L’évaluation a été conçue pour fournir des informations fiables sur des services spécifiques de santé maternelle et infantile, ainsi que ceux de planification familiale, de tuberculose, de paludisme, des infections sexuellement transmissibles (IST), de VIH/ Sida et des maladies chroniques. L’EPSSS-II 2017-2018 a utilisé quatre types de questionnaires : • Questionnaire d’inventaire • Questionnaire pour l’interview du personnel de santé • Liste de contrôle des observations lors des consultations • Questionnaires d’entrevue de sortie des consultations Répartition (en %) et effectif pondéré des institutions de santé enquêtées dans l’EPSSS-II Haïti 2017-2018 selon les caractéristiques de base Type de formation sanitaire : • Hôpital : 13 % (N=131) • Centre de santé avec lit : 16 % (N=163) • Centre de santé sans lit : 36 % (N=361) • Dispensaire : 35 % (N=352) Secteur d’appartenance : • Public : 34 % (N=344) • Privé sans but lucratif : 17 % (N=174) • Privé à but lucratif : 30 % (N=302) • Mixte : 19 % (N=188) L’EPSSS-II 2017-2018 a couvert toutes les institutions de santé opérationnelles du pays. Au total, 1 007 institutions ont été enquêtées avec succès. Les résultats de l’évaluation sont présentés par type d’institution, secteur d’appartenance, et par département. Page 2 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Comprendre l’EPSSS-II Haïti 2017-2018 Santé infantile VIH/Sida Vaccination infantile N=651 À l’aide des icônes, cette légende fournit une description des services de santé offerts, des observations ou interviews de sortie y correspondant et l’effectif des institutions de santé enquêtées qui offrent le service. Disponibilité des services, médicaments, produits Prévention des infections Capacité diagnostic de laboratoire Appui aux prestataires Directives et équipment pour les services Ce rapport est organisé par type de service, mais les mêmes thèmes sont abordés dans chaque section. Utilisez les icônes ci-dessous pour identifier les résultats clés dans chaque section section. Observations de consultations Interviews de sortie avec des clients N = Effectif des institutions de santé offrant le service Santé maternelle Soins curatifs N=958 Suivi de la croissance N=555 Planification familiale Planification familiale N=756 Soins prénatals Soins prénatals N=922 Prévention de la transmission mère-enfant du VIH N=442 Accouchement et soins au nouveau-né Accouchement et soins du nouveau-né N=361 Conseils et dépistage du VIH N=466 Soins du VIH et service d’appui N=188 Service de traitement du VIH (TAR) N=162 Diagnostic et/ou traitment des IST N=984 Paludisme Diagnostic et/ou traitement du paludisme N=961 Maladies non transmissibles Maladies respiratoires chroniques N=911 Diabète N=882 Maladies cardiovasculaires N=982 Diagnostic et/ou traitement et/ou suivi de traitement de la tuberculose N=311 Tuberculose    Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 3 S erv I ce S et I nfra S tructure S de ba S e Disponibilité des services de base La disponibilité d’un paquet de services de santé de base et la fréquence de l’offre de ces services contribuent à leur utilisation par les clients. La quasi-totalité des institutions de santé enquêtées (N=1 007) offrent des services pour les infections sexuellement transmissibles (IST) (98 %), 95 % des services de soins curatifs infantiles et 92 % les services de soins prénatals. Deux tiers (65 %) des institutions de santé offrent des services de vaccination infantile tandis que 55 % offrent le suivi de la croissance des enfants. Les trois quarts offent des méthodes modernes de planification familiale. Dans l’ensemble, 42 % de toutes les institutions de santé offrent tous ces services de base à la clientèle. La disponibilité de tous les services de base est plus élevée dans les institutions de santé du secteur public (64 %) que dans le secteur privé (de 20 % dans le privé sans but lucratif à 23 % dans le privé à but lucratif). Elle varie également selon le type d’institution ; moins de 40 % des hôpitaux et centres de santé sans lit offrent tous les services de base contre plus de la moitié (51 %) des dispensaires. Par département, la disponibilité varie aussi largement, passant de seulement 26 % des institutions de santé dans l’Ouest à 74 % dans la Grande Anse. Infrastructures de base L’EPSSS-II 2017-2018 a vérifié la disponibilité des infrastructures de base qui permettent des prestations de service de qualité. Les résultats montrent que, bien que 91 % des institutions de santé disposent d’un endroit permettant d’assurer l’intimité lors des consultations, 86 % disposent d’une source d’eau améliorée et plus de trois quarts (76 %) disposent de l’électricité régulière. Moins de 3 institutions de santé sur 10 disposent de transport d’urgence toujours. La disponibilité d’un transport d’urgence varie par département. Plus de 4 institutions de santé sur 10 (44 %) dans le département du Nord-Est disposent d’un transport d’urgence toujours contre 23 % dans le département du Sud-Est. Définition : Disponibilité Seuls les infrastructures, équipements, médicaments ou produits qui ont été observés le jour de l’enquête sont classifiés comme disponibles . Soins curatifs infantiles 95 Services pour les IST 98 Disponibilité des services de base Pourcentage de toutes les institutions de santé (N=1 007) offrant les services de base indiqués Services de suivi de la croissance des enfants Services de vaccination infantile Méthodes modernes de planification familiale Services de soins prénatals (CPN) Tous les services de base 92 75 65 55 42 Disponibilité des infrastructures de base Pourcentage de toutes les institutions de santé (N=1 007) ayant les infrastructures de base indiquées Électricité régulière Source d’eau améliorée Protection visuelle et auditive Toilette pour les patients Équipement de communication Ordinateur avec internet Transport d’urgence toujours 91 86 76 61 64 52 28 Page 4 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Prévention des infections Quatre-vingt-six pour cent des institutions offrant des soins curatifs ambulatoires pour enfants malades disposent des gants en latex. Près de 60 % ont du savon et 63 % de l’eau courante. Un peu plus de la moitié disposent d’un désinfectant à base d’alcool. Capacité de diagnostic en laboratoire Parmi les institutions de santé offrant des soins curatifs ambulatoires pour enfants malades, 83 % ont la capacité de diagnostiquer le paludisme, 39 % de mesurer le niveau d’hémoglobine dans le sang pour évaluer l’anémie et 47 % de faire la microscopie des selles. Pour tous les trois types de diagnostic, la capacité est la plus élevée dans les hôpitaux et les centre de santé avec lits. Disponibilité des médicaments essentiels Plus de 8 institutions de santé sur 10 offrant des soins curatifs ambulatoires pour enfants malades disposent de Chloroquine pour traiter le paludisme. Près de 9 institutions sur 10 disposent de Mebendazole/Albendazole pour traiter des infestations par des helminthes, 85 % disposent de l’Amoxicilline et 84 % du cotrimoxazole. De plus, 79 % ont du paracétamol, près de 7 sur 10 ont la solution de réhydratation orale (SRO) et 59 % des capsules de vitamine A. S anté I nfant I le Disponibilité des services de santé infantile Les soins curatifs ambulatoires pour les enfants malades, la surveillance de la croissance et la vaccination infantile constituent les services de santé infantile de base. Presque la moitié des institutions de santé (47 %) institutions de santé offrent tous les trois services. La disponibilité de tous les services de santé infantile de base est plus élevée dans les dispensaires/CCS (56 %) que dans les hôpitaux (44 %) et les centres de santé (avec lit 48 % et sans lit 39 %). La disponibilité de soins curatifs pour les enfants malades est restée stable depuis 2013. Par contre, la disponibilité de la surveillance de la croissance a diminué, passant de 66 % en 2013 à 56 % en 2017-2018 et la disponibilité de la vaccination infantile est passée de 71 % à 67 % au cours de la même periode. En outre, 74 % des institutions de santé offrent la supplémentation de routine en vitamine A. Directives et équipement pour les soins curatifs infantiles Moins d’un quart des institutions de santé offrant des soins curatifs ambulatoires pour enfants malades (N=958) disposent des directives pour la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME)(23 %) ou pour le suivi de la croissance (24 %). Bien que la quasi-totalité de ces institutions de santé disposent d’un thermomètre et un stéthoscope, seulement 59 % disposent d’un pèse-bébé. Appui aux prestataires Des 2 361 prestataires de services de santé infantile interviewés, seuls 52 % avaient reçu une formation continue ayant à trait à leur travail au cours des 24 mois précédant l’enquête. Près de 6 prestataires sur 10 avaient été formés à n’importe quel moment sur le diagnostic du paludisme (59 %). Par contre, un peu plus d’un tiers (35 %) des prestataires avaient été formés sur le diagnostic ou traitement de la diarrhée, plus d’un quart (26 %) sur les infections respiratoires aiguës (IRA), et un peu plus de 3 prestataires sur 10 (31 %) sur le programme élargi de vaccination (PEV)/chaîne du froid. Près des trois quarts des prestataires ont été supervisés au cours des six mois précédant l’enquête. Paracétamol (en sirop ou suspension buvable) 79 SRO 69 59 Capsules de vitamin A Disponibilité des médicaments essentiels Parmi les institutions offrant des soins curatifs ambulatoires pour enfants malades (N=958), pourcentage où les médicaments essentiels ont été observés comme disponibles le jour de l’enquête 84 85 Comprimés de zinc *en sirop, suspension buvable, comprimé ou effervescent 43 Amoxicilline* Cotrimoxazole* 87 Mebendazole/ Albendazole Chloroquine 82 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 5 Évaluations, examens et traitements des enfants malades Pour déterminer si les prestataires se conformaient aux directives de soins établies, les enquêteurs de l’EPSSS-II 2017-2018 ont observé 2 166 consultations d’enfants malades en utilisant des guides d’observation. Les standards de qualité des services pour les soins ambulatoires des enfants comprennent quatre composantes : l’évaluation des signes généraux de danger, l’évaluation du symptôme principal, l’examen médical et les conseils essentiels pour les responsables de l’enfant. Un quart des prestataires ont vérifié si l’enfant vomissait, mais seulement 4 % des consultations ont inclut une vérification des convulsions. Globalement, 1 prestataire sur 5 a demandé si l’enfant souffrait des trois symptômes des maladies de l’enfant : fièvre (65 %), toux ou difficulté à respirer (65 %) et diarrhée (32 %). Bien que les prestataires aient évalué la température de l’enfant (avec un thermomètre ou un examen de l’enfant pour détecter la chaleur corporelle) dans la quasi- totalité de consultations, la fréquence respiratoire et la déshydratation n’ont été évaluées que dans un moins d’un quart de consultations et un peu plus d’un cas sur dix respectivement. Les standards de qualité des services recommandent que le prestataire donne les conseils aux responsables de l’enfant malade. Dans moins de 10 % des consultations observées, le prestataire a parlé des symptômes nécessitant un retour immédiat et dans moins de 20 % des cas le prestataire a recommandé au responsable de continuer à nourrir et donner des boissons supplémentaires à l’enfant avec diarrhée. Évaluation, examen médical et conseils essentiels Parmi les enfants malades dont les consultations par prestataire de santé ont été observées (N=2 166), pourcentage ou les éléments indiqués ont été observés : Incapacité à manger ou à boire quoi que ce soit 20 Vomissements 25 Convulsions 4 ÉVALUATION DES SIGNES GÉNÉRAUX DE DANGER Tous les signes généraux de danger 0 ANTÉCÉDENTS : ÉVALUATION DU SYMPTÔME PRINCIPAL Toux ou difficulté à respirer 65 Diarrhée 32 Fièvre 65 Tous les 3 symptômes principaux 20 EXAMEN MÉDICAL Température 95 Fréquence respiratoire 23 Déshydratation 13 CONSEILS ESSENTIELS POUR LES RESPONSABLES DE L’ENFANT Donner des liquides supplémentaires à l’enfant 17 Continuer à nourrir l’enfant 15 Symptômes nécessitant un retour immédiat 6 © 2014 C. Hanna-Truscott/Midwives for Haiti avec la permission de Photoshare Page 6 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 S anté I nfant I le ( S u I te ) Disponibilité des vaccins L’EPSSS-II 2017-2018 a vérifié la disponibilité des vaccins non périmés dans les institutions de santé offrant les services de vaccination infantile et stockant les vaccins de façon routinière dans l’institution (N=537). Près de 9 institutions sur 10 ont le vaccin Pentavalent (88 %) et 85 % le vaccin oral contre la polio. Le vaccin BCG est disponible dans près de 8 institutions sur 10 (79 %), même proportion que pour le vaccin contre la rougeole. L’ensemble de tous ces vaccins pour enfants est disponible dans près de 6 institutions sur 10. En outre, 87 % des institutions de santé ont le vaccin contre le Rotavirus. La disponibilité de tous les vaccins infantiles de base varie selon le département, passant de 36 % dans l’Artibonite à 92 % dans les Nippes. Prévention des infections pour les services de vaccination Parmi les institutions de santé offrant des services de vaccination infantile (N=651), 93 % ont des boîtes de sécurité pour objets tranchants, 67 % gants en latex et 64 % soit de l’eau et du savon soit une solution désinfectante à base d’alcool. Cependant, seules 25 % disposent d’une poubelle. Disponibilité des vaccins infantiles Parmi les institutions offrant des services de vaccination infantile et stockant les vaccins (N=537), pourcentage où les vaccins indiqués non périmés ont été observés comme disponibles le jour de l’enquête Pentavalent ou DiTePer Polio oral Polio injectable Vaccin BCG Rotavirus Tous les vaccins infantiles de base 88 82 95 85 84 79 79 58 87 Vaccin contre la rougeole DiTePer Pentavalent Tendances de la couverture vaccinale de base Pourcentage d’enfants de 12-23 mois ayant reçu : 41 10 7 10 EMMUS-IV 2005-2006 EMMUS-V 2012 45 EMMUS-VI 2016-2017 41 Tous les 8 vaccins de base Aucun vaccin Couverture vaccinale de base : Résultats des EMMUS Selon la sixième Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-VI) 2016-2017, 41 % d’enfants de 12-23 mois ont reçu tous les 8 vaccins de base (une dose du BCG, trois doses de DiTePer/ Pentavalent, trois doses de vaccin contre la polio et une dose de vaccin contre la rougeole). La couverture vaccinale de base est restée quasi-stable au cours de la dernière décennie, fluctuant de 41 % en 2005-2006 à 45 % en 2012 et retournant à 41 % en 2016-2017. Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 7 P lan I f I cat I on fam I l I ale Disponibilité des services de planification familiale (PF) Dans l’ensemble, 75 % de toutes les institutions de santé offrent une méthode moderne temporaire de PF (pilule, injections, implants, dispositif intra-utérin (DIU), condom masculin, collier du cycle, diaphragme ou spermicides). Un tiers des institutions de santé offrent une méthode permanente (la stérilisation masculine ou féminine). L’offre de toutes les méthodes modernes de PF (les méthodes réversibles ou la stérilisation) est plus élevée dans les dispensaires/CCS (84 %) et les centres de santé avec lit (75 %) que dans les centres de santé sans lit (71 %) et les hôpitaux (61 %). Parmi les institutions de santé offrant une quelconque méthode de PF (N=756), 94 % offrent ces services au moins cinq jours par semaine. Méthodes de FP fournies par les institutions de santé La quasi-totalité des institutions de santé offrant une quelconque méthode de PF (N=756) fournissent des condoms masculins et des injectables (95 % chacune) et 88 % des pilules contraceptives. Moins des institutions (63 %) offrent des implants. La contraception d’urgence et le DIU sont fournis dans 10 % et 7 %) des institutions de santé respectivement. Disponibilité des produits de FP Bien qu’une institution de santé fournisse une méthode de PF, les méthodes peuvent ne pas toujours être disponibles dans l’établissement. Les pilules, les implants, les condoms masculins et les injectables sont les produits les plus fréquemment observés dans les institutions de santé qui indiquaient les fournir (89 % chacune) . Près des trois quarts (73 %) des institutions avaient toutes les méthodes déclarées être fournies disponibles le jour de l’enquête. Définitions : Offrir versus Fournir Offrir : L’institution de santé indique qu’elle fournit, prescrit ou conseille les clients sur l’une des méthodes. Fournir : L’institution de santé indique qu’elle stocke la méthode et la rend disponible aux clients sans qu’ils doivent aller ailleurs pour l’obtenir. Utilisation de la PF : Résultats des EMMUS Selon la sixième Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-VI) 2016-2017, 32 % des femmes de 15-49 ans en union utilisent une méthode moderne. Les injectables (21 %) et le condom masculin (4 %) sont les méthodes les plus utilisées. L’utilisation des méthodes modernes parmi les femmes en union a augmenté depuis 2005-2006, mais elle n’a pratiquement pas changé entre 2012 et 2016-2017. Disponibilité des méthodes de PF fournies Parmi les institutions offrant une méthode quelconque de PF, pourcentage qui fournissent les méthodes indiquées et où les produits fournis étaient observés le jour de l’enquête Pilules contraceptives (combinées ou progestatifs seules) 88 Injectables (combinées ou progestatifs seuls) 95 Condom masculin DIU Implant Contraception d’urgence 89 89 95 89 7 79 89 31 25 87 73 Méthode fournie Méthode disponible Collier (méthode des jours fixes) Toutes les méthodes fournies étaient disponibles N/A 47 10 Tendances de l’utilisation des méthodes de planification familiale Pourcentage des femmes de 15-49 ans en union qui utilisent : 7 3 3 EMMUS-IV 2005-2006 EMMUS-V 2012 25 31 EMMUS-VI 2016-2017 32 Une méthode moderne Une méthode traditionnelle Page 8 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 P lan I f I cat I on fam I l I ale ( S u I te ) Observations des consultations en PF Pour déterminer si les prestataires se conforment aux directives de soins établies, les enquêteurs de l’EPSSS-II 2017-2018 ont observé des consultations pour 1 091 femmes venues pour une visite de PF (parmi lesquelles 304 sont venues pour la première fois). Globalement, les questions sur toutes les éléments d’antécédents obstétrico-gynécologiques n’ont été posées à aucune femme. En considérant les divers éléments de ces antécédents, les questions sur les grossesses antérieures étaient les plus fréquemment posées (80 % des consultations observées). Par contre, celles sur la régularité du cycle menstruel (13 %) et le moment souhaité pour la prochaine grossesse ou désir d’avoir un autre enfant (6 %) étaient moins fréquemment posées. Seulement 1 % des femmes ont été interrogées sur tous les antécédents à risques, comprenant le tabagisme, les symptômes d’IST et les maladies chroniques. Cependant, plus de 7 clientes sur 10 ont eu la pression artérielle et 62 % leur poids mesuré. Connaissances de la cliente sur la méthode contraceptive Les clientes observées ont participé à des interviews de sortie pour évaluer leur connaissance sur la méthode de PF utilisée. La quasi-totalité des utilisatrices de la pilule, du condom masculin, des injectables et de l’implant ont pu répondre correctement aux questions sur l’utilisation correcte des méthodes respectives. Antécédents obstétricaux, médicaux et examens physiques Âge 79 Grossesse(s) précédente(s) éventuelle(s) État de grossesse actuel Situation au regard de l’allatiement* Désir d’avoir un autre enfant Regularité du cycle menstruel Tous les éléments des antécédents reproductifs Parmi les visites observées pour les clientes en PF effectuant leur première visite (N=304), pourcentage qui ont inclut : ANTÉCÉDENTS DE LA CLIENTE ANTÉCÉDENTS MÉDICAUX DE LA CLIENTE Tabagisme Symptômes des IST Maladies chroniques EXAMEN DE LA CLIENTE Pression artérielle mesurée Poids mesuré 0 13 6 10 72 80 4 13 14 74 62 Tous les antécédents à risque *Parmi les clientes en PF pour la première visite avec grossesse antérieure (N=288) 1 © Marie Karline Lamour/DSNI Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 9 Prévention des infections Plus de 9 institutions de santé sur 10 offrant des méthodes modernes de PF (N=756) disposent de boites de sécurité pour objets tranchants et 83 % de gants en latex. Plus de deux tiers des institutions de santé (68 %) disposent de savon et eau courante ou désinfectant, alors que moins d’un quart disposent d’une poubelle. Directives et équipement de base pour les services de PF Près de 6 institutions de santé sur 10 offrant des méthodes modernes de PF disposent de directives de PF. La disponibilité de divers équipements de base pour les services de PF varie de 8 % pour le modèle pelvien pour le DIU à 91 % pour un tensiomètre. Appui aux prestataires L’EPSSS-II Haïti 2017-2018 a recueilli des informations sur la formation et la supervision de 1 474 prestataires de services de PF. Un peu plus de 3 prestataires sur 10 (31 %) avaient reçu une formation dans le domaine de la PF au cours des 24 mois précédant l’enquête, mais près de 8 sur 10 (79 %) avaient reçu une supervision formative au cours des six mois précédant l’enquête. Parmi les prestataires de services de PF interviewés, la plus grande proportion avait reçu une formation continue sur les conseils sur la PF (25 %) ou des conseils cliniques liées à la PF (22 %) dans les 24 mois précédant l’enquête. Moins de prestataires avaient été récemment formés sur l’insertion et le retrait de l’implant (14 %) et du DIU (11 %) ou la PF pour les clients VIH+ (12 %). Directives et équipement de base pour les services de PF Parmi les institutions offrant des méthodes modernes de planification familiale (N=756), pourcentage ayant : Directives et d’un guide technique de PF Tensiomètre Lampe d’examen Lit ou table d’examen Échantillons des méthodes de PF Modèle pelvien pour le DIU Modèle de démonstration de l’utilisation du condom Autre aide visuelle de PF 58 91 33 72 79 8 42 40 Page 10 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 S anté maternelle : con S ultat I on S P rénatale S Disponibilité des services de consultations prénatales (CPN) Globalement, 92 % de toutes les institutions de santé offrent des services de CPN. Parmi les institutions offrant des CPN (N=922), plus de 8 sur 10 (84 %) offrent des services de CPN plus de 5 jours par semaine. Cinquante- sept pour cent offrent le vaccin antitétanique tous les jours où les CPN sont offertes. Interviews de sortie avec les clientes CPN Au cours de l’EPSSS-II 2017-2018, les femmes enceintes venues en CPN et qui ont été observées ont aussi été interviewées sur l’éducation sanitaire reçue pendant la visite actuelle ou une visite précédente. Seulement 43 % des femmes ont déclaré que le prestataire avait discuté et donné des conseils sur les signes de danger. Un tiers (33 %) a déclaré que le prestataire a parlé du saignement vaginal comme signe de danger et 9 % ont déclaré que le prestataire a parlé de la fièvre. Par contre, près de la moitié des femmes ont déclaré que le prestataire n’a donné aucun conseil sur les mesures recommandées à la femme en cas d’apparition de signes de danger. Observations des consultations prénatales Au cours de l’EPSSS-II 2017-2018, les enquêteurs ont observé 1 526 consultations de femmes enceintes venues en consultation prénatale. Quarante-neuf pour cent d’entre elles réalisaient leur première visite de CPN pour la grossesse actuelle, alors que les autres 51 % réalisaient une visite de suivi. Par rapport aux antécédents des femmes venues en CPN pour la première fois, toutes les consultations observées (100 %) ont compris des questions sur u ne grossesse antérieure quelconque, 92 % la date des dernières règles et 72 % ont compris des questions sur l’âge. Seulement 16 % ont questionné la femme sur des traitements médicamenteux actuels. Tous ces antécédents ont été évalués que pour seulement 11 % des femmes. Les tests de routine ont été effectués dans la majorité des premières visites de CPN. Plus de deux tiers des femmes ont bénéficié d’une protéinurie ou glycosurie (68 %) et 75 % d’un test d’hémoglobine. Les composantes de l’examen physique de base ont été effectuées dans une grande partie des consultations observées : pour 98 % des femmes enceintes la pression artérielle a été mesurée et 94 % des femmes enceintes ont été pesées. Le rythme cardiaque du fœtus a été écouté dans 81 % des cas et la hauteur utérine a été vérifiée dans 76 % des cas. La position fœtale a été vérifiée dans 74 % des cas. Parmi les interventions préventives recommandées, le prestataire a donné ou prescrit des comprimés de fer et d’acide folique dans 72 % des cas. Dans un peu plus de 1 cas sur 5 (21 %), le prestataire a administré ou prescrit le vaccin antitétanique. Les prestataires ont discuté des signes de danger pendant la grossesse dans plus de la moitié des CPN (53 %). Le saignement vaginal, la fièvre et les anomalies des mouvements fœtaux ont été discutés dans moins d’un quart des CPN, tandis que les maux de têtes ou vision floue l’ont été dans un tiers des cas (33 %). Les mains ou visage enflés (6 %) et la fatigue (10 %) ont été discutés dans un pourcentage moindre. Consultations observées pour les femmes enceintes venues en consultation prénatale (CPN) Pression artérielle mesurée 98 Prise du poids 94 Position foetale vérifiée* 74 Hauteur utérine vérifiée 76 Écoute du rythme cardiaque du foetus** 81 EXAMEN PHYSIQUE DE BASE INTERVENTIONS PRÉVENTIVES Le prestataire a donné ou prescrit des comprimés de fer et d’acide folique 72 Le prestataire a administré ou prescrit le vaccin antitétanique 21 Pourcentage de femmes enceintes venues en CPN (N=1 526) dont les consultations avaient inclus: *Enceinte d’au moins 8 mois (N=342) **Enceinte d’au moins 5 mois (N=935) Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 11 Disponibilité des médicaments Parmi les institutions de santé offrant des services de CPN (N=922), 70 % ont des comprimés de fer et d’acide folique soit en forme combinée ou en forme simple observés (88 %) et 52 % ont le vaccin antitétanique. Directives et équipement de base pour les services de CPN La majorité (86 %) des institutions de santé offrant des services de CPN ont un ruban métrique pour mesurer la hauteur utérine et 68 % un stéthoscope fœtal. La quasi-totalité des institutions de santé ont un stéthoscope (97 %) et un tensiomètre (94 %). De plus, 9 institutions sur 10 ont une balance pour adultes. Environ un tiers des institutions (33 %) ont des directives sur la CPN. Prévention des infections Près de 9 institutions de santé offrant des services de CPN sur dix disposent de gants en latex et près de 8 sur 10 ont des boîtes de sécurité pour objets tranchants. Trois quarts des institutions (74 %) disposent de savon et d’eau courante ou de désinfectant. Capacité de diagnostic Quatre institutions offrant des services de CPN sur 10 ont la capacité d’effectuer un test d’hémoglobine (40 %) et 47 % les tests de VIH, 46 % la glycosurie, 44 % la protéinurie et 47 % le test de Syphilis. Les hôpitaux et les centres de santé avec lit ont plus de capacité de diagnostic que les autres types d’institutions. Appui aux prestataires L’EPSSS-II 2017-2018 a recueilli des informations sur la formation et supervision de 2 057 prestataires de CPN. Près de la moitié des prestataires (47 %) avaient reçu une formation continue dans le domaine des soins prénatals au cours des 24 mois précédant l’enquête, alors que près des trois quarts (73 %) avaient bénéficié d’une supervision formative au cours des six mois précédant l’enquête. Parmi les prestataires de CPN interviewés, la plus grande proportion avait reçu une formation continue sur le traitement préventif contre le paludisme au cours de la grossesse au cours des 24 mois précédant l’enquête (33 %). Les autres thèmes de formation récente comprennent la planification familiale (21 %), les IST (17 %), le conseil aux femmes enceintes (16 %) et les complications de la grossesse (16 %). Directives, personnel formé et équipement de base pour les services de CPN Parmi les institutions offrant des services de CPN (N=922), pourcentage qui avaient : Directives sur la CPN Personnel formé en CPN Tensiomètre Stéthoscope Balance pour adultes Stéthoscope fœtal Ruban métrique 33 71 94 97 90 68 86 Santé maternelle : Résultats des EMMUS Selon la sixième Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-VI) 2016-2017, 67 % des femmes de 15-49 ans ayant une naissance au cours des 5 années précédant l’enquête ont effectué au moins 4 visites prénatales, une augmentation de 54 % en 2005- 2006. Près de 2 naissances sur 5 (39 %) se sont déroulées dans un établissement de santé. Cette proportion a augmenté depuis 2005-2006 quand un quart (25 %) des naissances se sont déroulées dans un établissment de santé. Tendances de la santé maternelle Pourcentage des naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années précédant l’enquête 25 54 67 67 EMMUS-IV 2005-2006 EMMUS-V 2012 36 EMMUS-VI 2016-2017 39 Déroulées dans un établissement de santé 4+ visites prénatales* * % de femmes pour la naissance la plus récente Page 12 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Services de paludisme lors des CPN Parmi les institutions de santé offrant les CPN (N=922), seulement 3 % ont des moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII). Soixante-trois pour cent des institutions disposent de personnel récemment formé sur le paludisme pendant la grossesse. Huit sur 10 disposent de la Chloroquine et 74 % de la Primaquine pour le traitement intermittent préventif. Huit institutions sur 10 ont la capacité de diagnostiquer le paludisme avec les tests de diagnostic rapides (TDR) ou la microscopie. Interventions de prévention du paludisme pour les clientes de soins prénatals Les observations de 1 526 consultations prénatales ont été réalisées dans l’EPSSS-II 2017-2018 pour évaluer les interventions de prévention du paludisme, tels que les MII et le TPIg. La cliente a reçu une MII dans seulement 3 % des CPN observées, l’importance d’utiliser une MII a été expliqué dans seulement 20 % des cas. P révention de la transmission mère-enfant du VIH lors des CPN La prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME) vise à réduire le risque de la transmission du VIH lors de la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Les services de PTME comprennent : • Dépistage du VIH pour femmes enceintes • Dépistage du VIH pour enfants nés des mères positives au VIH (VIH+) • Prophylaxie aux antirétroviraux (ARV) pour les femmes VIH+ • Mettre sous ARV les femmes enceintes séropositives • Prophylaxie aux ARV pour les enfants nés des femmes VIH+ • Conseils pour l’alimentation des nouveau-nés et nourrissons • Conseils nutritionnels pour les femmes VIH+ et leurs enfants • Conseils sur la planification familiale aux femmes VIH+ Parmi les institutions de santé offrant les CPN, 48 % offrent des services de PTME. Parmi les institutions offrant les CPN, les hôpitaux sont majoritaires (81 %) dans l’offre des services de PTME contre 60 % des centres de santé avec lit et 32 % des dispensaires/CCS. Trois institutions offrant les CPN et au moins un service de PTME sur 10 ont des directives sur la PTME et moins de 20 % des directives sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. En outre, un peu plus de 4 institutions sur 10 ont du personnel formé en PTME au cours des 24 mois précédant l’enquête. Par rapport à la capacité de diagnostic, 71 % ont la capacité de dépistage du VIH, mais seuls 26 % ont du papier filtre pour le dépistage du VIH à partir de gouttes de sang séché sur papier buvard. Plus d’un tiers de ces institutions dispose des ARV pour la prophylaxie maternelle, mais seulement 24 % disposent de la Névirapine (NVP) en sirop pour la prophylaxie ARV pour les enfants nés de mères VIH+. S anté maternelle : con S ultat I on S P rénatale S ( S u I te ) Disponibilité des services de prévention de la transmission mère-enfant du VIH dans les institutions offrant des services de soins prénatals Parmi les institutions offrant des services de CPN et au moins une service de PTME (N=442), pourcentage qui avaient : Dépistage du VIH pour femmes encientes Dépistage du VIH pour nourrissons ou enfants nés de mères VIH+ ARV pour les femmes VIH+ ARV pour les enfants nés de mère VIH+ Conseil pour l’alimentation des nouveau-nés et nourrissons Conseil nutritionnel pour les femmes VIH+ et leurs enfants Conseil sur la planification familiale aux femmes VIH+ 97 42 31 31 52 52 52 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 13 Disponibilité des services d’accouchement Dans l’ensemble, 36 % de toutes les institutions de santé offrent des services d’accouchement normal et 11 % offrent des césariennes. Les hôpitaux (83 %) et les centres de santé avec lit (65 %) offrent le plus souvent l’accouchement normal et près de 7 hôpitaux sur 10 offrent la césarienne. Parmi les institutions de santé offrant des services d’accouchement normal (N=361), près de la moitié (49 %) ont un prestataire de soins d’accouchement sur le lieu ou de garde 24 heures sur 24, sept jours sur sept, avec horaire établi observé (et 85 % l’avait avec ou sans horaire établi observé). Actes de base pour les soins obstétricaux d’urgence L’EPSSS-II Haïti 2017-2018 a évalué la pratique des actes de base pour les soins obstétricaux d’urgence au cours des trois mois précédant l’enquête dans les institutions de santé offrant des services d’accouchement normal. L’acte le plus largement pratiqué est l’administration des Ocytociques par voie parentérale (87 % des institutions). Moins d’institutions ont administré des antibiotiques (77 %) et des anticonvulsivants (40 %). En dehors de la thérapie parentérale, l’acte le plus largement pratiqué est l’accouchement par voie basse assisté (86 %). De plus, plus de la moitié des institutions de santé offrant des services d’accouchement normal ont effectué au moins une réanimation néonatale au cours des trois mois précédant l’enquête. Cet acte est plus commun dans les hôpitaux (79 %) et les centres de santé avec lit (59 %). Six institutions de santé offrant des services d’accouchement normal sur 10 ont effectué un retrait manuel du placenta et plus de la moitié ont fait un retrait des matières résiduelles de la conception. Un peu plus d’un quart ont effectué une césarienne et moins de 1 institution sur 5 a effectué une transfusion sanguine pendant cette période. S anté maternelle : a ccouchement et S o I n S néonatal S Actes de base pour les soins obstétricaux d’urgence Parmi les institutions de santé offrant des services d’accouchement normal (N=361), pourcentage qui ont effectué les actes indiqués au moins une fois au cours des trois mois précédant l’enquête : Antibiotiques par voie parentérale 77 Oxytocique par voie parentérale 87 Anticonvulsant par voie parentérale 40 Accouchement par voie basse 86 Retrait manuel du placenta 60 Retrait des matières résiduelles de la conception (AMIU) 52 Réanimation néonatale 55 Transfusion sanguine 19 Césarienne 26 © UNICEF Haïti/LeMoyne Page 14 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 P ratiques des soins néonatals Parmi les institutions de santé offrant des services d’accouchement normal (N=361), la quasi-totalité (99 %) a déclaré que sécher et envelopper les nouveau-nés pour les maintenir chaud est une des composantes de base des soins néonatals dans l’institution. Un peu plus de 9 institutions de santé sur 10 ont déclaré que l’examen complet du nouveau-né (de la tête aux pieds) avant la sortie et la pose du bébé directement sur le ventre de sa mère (contact peau contre peau) font partie des composantes de base des soins néonatals. L’aspiration avec une poire à succion n’a été effectuée que dans 8 institutions sur 10. Moins d’institutions de santé pratiquent l’administration de Vitamine K (71 %), du vaccin oral contre la polio (48 %) et du BCG (30 %). En outre, l’application de pommade tétracycline sur les deux yeux du nouveau- né est considérée comme une composante de base des soins néonatals par la plus de 80 % des institutions et moins d’institutions, (43 %), considèrent la technique de kangourou comme en étant une. L’aspiration avec un cathéter et le bain complet du nouveau-né—des pratiques non recommandées—ont été effectués dans respectivement (24 % et 4 %) des institutions de santé offrant des services d’accouchement normal. D isponibilité des médicaments pour les S anté maternelle : accouchement et S o I n S néonatal S ( S u I te ) Pratiques des soins néonatals Parmi les institutions offrant des services d’accouchement normal (N=361), pourcentage ayant déclaré que la pratique indiquée est une composante de base des soins néonatals Bébé posé directement sur le ventre de sa mère (contact peau contre peau) 91 Sécher et envelopper les nouveau-nés pour les maintenir au chaud 99 Technique de kangourou 43 Initiation à l'allaitement dès la première heure 87 Examen complet de routine (de la tête aux pieds) des nouveau-nés avant la sortie 91 Aspiration du nouveau-né avec un cathéter 84 Aspiration du nouveau-né avec une poire à succion 89 Prise du poids du nouveau-né immédiatement après l'accouchement 71 Administration de vitamine K au nouveau-né 81 Application de pommade tétracycline sur les deux yeux 30 Bain complet peu après la naissance 48 24 Vaccin oral contre la polio administré au nouveau-né avant la sortie Vaccin BCG administré avant la sortie 4 Recommandée Pas recommandée Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 15 Directives et équipement pour l’accouchement Parmi les institutions de santé offrant des services d’accouchement normal, 45 % ont des normes sur la PCIGA et 43 % disposent d’un moyen de transport d’urgence toujours. La grande majorité de ces institutions disposent de gants (92 %) et de boites d’accouchement (89 %). Environ la moitié des institutions disposent d’un partogramme (53 %), d’une lampe d’examen (54 %) et de ballon et masque respiratoire (57 %). Seulement 28 % des institutions disposent d’un aspirateur manuel ou d’un Kit D&C, 36 % d’une sonde ou cathéter et 14 % de ventouse obstétricale. Prévention des infections Plus de 9 institutions de santé offrant des services d’accouchement normal sur 10 (92 %) disposent de gants en latex et 93 % de boîtes de sécurité pour objets tranchants. Plus des trois quarts ont du savon et de l’eau courante ou du désinfectant pour les mains à base d’alcool. accouchements et les nouveau-nés L’EPSSS-II Haïti 2017-2018 a évalué la disponibilité des médicaments essentiels le jour de l’enquête. Parmi les institutions de santé offrant des services d’accouchement normal, 71 % disposent d’utérotonique injectable et 77 % de désinfectant de la peau. Un pourcentage plus faible des institutions de santé dispose de diazépam injectable (31 %) et 50 % de fluides intraveineux avec set de perfusion et d’antibiotiques injectables. Près de la moitié des institutions de santé disposaient de sulfate de magnésium injectable. Par rapport aux médicaments essentiels pour les nouveau-nés, au moins 6 institutions de santé sur 10 offrant des services d’accouchement normal disposent d’un antibiotique injectable et de la pommade antibiotique pour les yeux. Près de 9 sur 10 disposent de l’amoxicilline suspension (87 %), 34 % de la solution de Chlorhexidine à 4 % pour le nettoyage du cordon ombilical et 65 % de la poudre de Ceftriaxone pour injection. Appui aux prestataires L’EPSSS-II Haïti 2017-2018 a interviewé 1 180 prestataires de services d’accouchement normal et de soins néonatals. Seulement 35 % des prestataires avaient reçu une formation continue dans le domaine de l’accouchement et des soins néonatals au cours des 24 mois précédant l’enquête, mais plus de trois quarts (77 %) avaient bénéficié d’une supervision formative au cours des six mois précédant l’enquête. Par rapport aux thèmes de formation continue sur l’accouchement, la plus grande proportion de prestataires avait reçu une formation continue sur la prise en charge intégrée de la grossesse et de l’accouchement ( PCIGA) ou la PCATST au cours des 24 mois précédant l’enquête (autour de 20 % chacun), ainsi que sur les Soins Obstétricaux d’Urgence/compétences essentielles (17 %). En ce qui concerne la formation continue sur les soins du nouveau-né, moins de 2 prestataires sur 10 avaient reçu une formation sur l’allaitement précoce et exclusif, la gestion des infections du nouveau-né (15 %), les soins thermiques (19 %), la ligature stérile et soins du cordon (19 %) ou la technique de kangourou (16 %) au cours des 24 mois précédant l’enquête. Directives, personnel formé et équipement dans les services d’accouchement Parmi les institutions de santé offrant des services d’accouchement normal (N=361), pourcentage ayant : Normes sur la PCIGA 45 Transport d’urgence toujours 43 Lampe d’examen 54 Boîte d’accouchement 89 Aspirateur cathéter 36 Ventouse obstétricale 14 Aspirateur manuel ou Kit D&C 28 Ballon avec masque respiratoire 57 Partogramme 53 Gants 92 Page 16 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 v I h /SI da Disponibilité des services de VIH/SIDA Près de la moitié (46 %) des institutions de santé en Haïti disposent d’un système de dépistage du VIH, une augmentation de 36 % des institutions en 2013. Parmi ces institutions, la plupart des hôpitaux (91 %) ont déclaré pouvoir réaliser des tests de dépistage soit sur place, soit dans une autre institution. À l’opposé, seulement 16 % des dispensaires/CCS ont déclaré pourvoir offrir ce service. Intégration du dépistage du VIH dans les institutions de santé Pour que les services de dépistage du VIH soient disponibles pour toutes les personnes fréquentant les institutions de santé et garantissent la confidentialité tout en diminuant la discrimination, il est préférable de les intégrer dans les différents services offerts dans ces institutions. Les données de l’EPSSS montrent que le dépistage du VIH est plus intégré dans les services de CPN que dans les autres services. Appui aux prestataires Lors de l’EPSSS-II 2017-2018, 2 205 prestataires de services de dépistage du VIH ont été interviewés. Moins d’un tiers des prestataires avait reçu une formation dans le domaine des conseils et du dépistage du VIH au cours des 24 mois précédant l’enquête. Plus de trois quarts avaient reçu une supervision formative au cours des six mois précédant l’enquête. Directives et éléments pour les services de VIH/SIDA Sept institutions de santé offrant des services de soins et de soutien aux PVVIH (N=188) sur 10 disposent des directives pour la prise en charge clinique du VIH/SIDA. S’agissant des éléments nécessaires pour offrir des services de soins et de soutien de qualité aux PVVIH, plus de 9 institutions de santé sur 10 disposent de condoms masculins (93 %), 84 % de comprimés de cotrimoxazole et 61 % de solution intraveineuse avec kit de perfusion. La moitié dispose d’un système de dépistage et des tests de diagnostic de la tuberculose (TB) pour les clients positifs au VIH. Plus de 6 institutions sur 10 disposent d’un traitement de première ligne de la TB et de fluconazole en intraveineux pour les infections fongiques. La majorité (95 %) dispose des médicaments pour la gestion de la douleur. Parmi les institutions de santé offrant des services de thérapie antirétrovirale (TAR) (N=162), près de 9 sur 10 ont des directives pour l’administration du traitement. Prévelance du VIH : Résultats des EMMUS Selon la sixième Enquête Mortalité, Morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-VI) 2016-2017, 2,0 % de la population de 15-49 ans est séropositive. La prévalence du VIH est plus élevée parmi les femmes (2,3 %) que parmi les hommes (1,6 %). Pour les femmes, la prévalence a augmenté de 2005-2006 à 2012, passant de 2,3 % à 2,7 %, puis elle a diminué en 2016-2017 pour retrouver le niveau de 2005-2006 (2,3 %). Chez les hommes, la prévalence a diminué durant la période des trois enquêtes, de 2,0 % à 1,6 %. Cependant, aucune de ces différences n’est statistiquement significative. Disponibilité des services du VIH selon le type d’institution Parmi toutes les institutions, pourcentage qui offraient : Hôpital (N=131) Dispensaire/ CCS (N=352) Centre de santé avec lit (N=163) Centre de santé sans lit (N=361) Système de dépistage du VIH Soins et soutien aux PVVIH Services de TAR Services d’IST 91 52 47 94 27 65 99 26 51 17 14 98 2 4 98 16 Tendances de la prévalence du VIH Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans séropositifs avec intervalles de confiance 2,2 2,2 2,0 2,3 2,3 2,0 1,6 Ensemble 2005- 2006 2016- 2017 2012 2005- 2006 2016- 2017 2012 2005- 2006 2016- 2017 2012 Femmes 2,7 Hommes 1,7 Évaluation de la Prestation des Services de Soins de Santé (EPSSS-II) 2017-2018 Page 17 Services de soins et de soutien aux PVVIH offerts La quasi-totalité des institutions de santé offrant des services de soins et de soutien aux PVVIH (N=188) offre le traitement préventif au cotrimoxazole et le traitement des maladies opportunistes et plus de 8 sur 10 les soins palliatifs. Moins des trois quarts (73 %) de ces institutions offrent des soins pédiatriques aux enfants atteints du VIH, plus de 8 sur 10 le traitement préventif de la tuberculose. Par rapport aux services nutritionnels, la supplémentation en micronutriments (99 %) est plus largement disponible que la réhabilitation nutritionnelle (66 %) ou la supplémentation en protéines fortifiées (62 %). Prévention des infections Trois quarts (75 %) des institutions de santé avec la capacité de dépistage du VIH (N=462) disposent de gants en latex et près de 7 sur 10 disposent de boîtes de sécurité pour objets tranchants. Par contre, seulement 60 % de ces institutions disposent de savon et d’eau courante ou de désinfectant pour les mains à base d’alcool. Services de soins e