Quelques informations sur les Bassins Versants des Rivières Massacre et Marion - Extrémité de la frontière haïtiano/dominicaine Nord'Est d'Haïti
Resume — Rapport technique sur les bassins versants des rivières Massacre et Marion dans le Nord-Est d'Haïti, analysant leur géographie, hydrologie et défis environnementaux le long de la frontière haïtiano-dominicaine.
Constats Cles
- Le bassin versant de la rivière Massacre s'étend sur 382,7 km² avec un indice de Gravelius de 1,49, indiquant une forme très allongée.
- La déforestation et la dégradation des terres sont plus sévères du côté haïtien de la frontière que du côté dominicain.
- 28% des ménages du bassin Massacre sont impliqués dans la production de charbon de bois, utilisant principalement le bayahonde et le campêche.
- La croissance démographique dans les villes frontalières comme Ouanaminthe atteint 20% par an, créant une pression environnementale supplémentaire.
- La plupart des terres haïtiennes appartiennent officiellement à l'État mais manquent de systèmes cadastraux appropriés, menant à des accords fonciers informels.
Description Complete
Ce rapport technique fournit des informations complètes sur les bassins versants des rivières Massacre et Marion situés dans le département du Nord-Est d'Haïti le long de la frontière haïtiano-dominicaine. Le bassin versant de la rivière Massacre couvre 382,7 km² avec un indice de Gravelius de 1,49, indiquant une forme de bassin allongée, tandis que le bassin de Marion couvre 197 km². Le document détaille les réseaux hydrographiques, formations géologiques et défis environnementaux de ces régions frontalières.
Le rapport examine la composition géologique complexe des deux bassins versants, incluant des roches sédimentaires (marnes et sables, calcaires durs, flysch) et des roches magmatiques (andésite, rhyodacite, basaltes). Il aborde les problèmes environnementaux critiques notamment la déforestation, la dégradation des terres et l'érosion des sols qui affectent particulièrement le côté haïtien de la frontière. Le document souligne comment la déforestation mène à l'érosion hydrique rapide, la réduction de la capacité d'absorption d'eau, et l'alternance entre inondations et sécheresses.
D'importants défis socio-économiques sont documentés, incluant l'insécurité alimentaire dans les communautés haïtiennes et l'implication généralisée dans la production de charbon de bois, avec 28% des ménages du bassin Massacre engagés dans cette activité. Le rapport note la croissance démographique dans les villes frontalières comme Ouanaminthe, qui connaît une croissance annuelle de 20%. Les questions foncières sont aussi abordées, notant que la plupart des terres haïtiennes appartiennent officiellement à l'État mais manquent de systèmes cadastraux appropriés.
L'analyse hydrogéologique révèle des systèmes aquifères diversifiés incluant des aquifères alluviaux, calcaires karstiques et formations calcaires carbonatées avec des niveaux de productivité variables. Le document sert d'étude de base pour la planification de mitigation des risques de catastrophes dans ces bassins versants frontaliers vulnérables.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
MINISTERE DE L’AGRICULTURE DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DEVELOPPEMENT RURAL (MARNDR) PROGRAMME DE MITIGATION DES DESASTRES NATURELLES (PMDN) Quelques informations sur les Bassins Versants des Rivières Massacre et Marion Extrémité de la frontière haitiano/dominicaine Nord ’Est d’Haïti AVRIL 2018 1 I-Département du Nord-est Le département du Nord-est est l’un des dix départements d’Haïti. Sa superficie est de 1.805 km2 et sa population serait de 358 .277 habitants (selon le recensement par estimation de 2009). Fort-Liberté est le chef-lieu de ce département. Il est Situé au sud de l’océan Atlantique et à l’ouest de la République dominicaine, le Nord-est fait partie des plaines du nord. (Encyclopédie Wikipédia Page1) Deux des bassins hydrographiques limitrophes de cette zone frontalière les plus connus sont : le Bassin versant de la Riviere Massacre et celui de Marion. Ils sont situées à l’extrême pointe nord’ est du territoire comme on peut l’observer sur la carte ci dessus. ( Encyclopédie Wikipédia) Carte-1Indiquant la délimitation des bassins versants des Rivières Massacre et Marion et leur réseaux hydrographiques Bassin versant Riviere Marion Bassin versantRiviere Massacre mmmmmmm mmmmmmm mmMmmmm MmmmmMM MMmmmMM Cartographie de délimitation des bassins versants Marion et Massacre (Source SIG MM 10.1) 2 NB. Le bassin versant Jassa (A=148,2 km2) est un sous bassin de la Riviere Massacre (A= 382,7 km2). (Source www. google.com) I. Bassin versant de la Riviere Massacre I-Bassin versant de la Riviere Massacre : superficie et forme Le bassin versant de la Riviere Massacre s’étend sur une superficie de 382,7 km2, de périmètre 115,9 km et d’indice de Gravélius de 1,49. Ce qui traduit bien un bassin Versant de forme très allongé. La rivière du Massacre, en espagnol río Massacre, est un cours d'eau formant le tracé septentrional de la frontière entre Haïti et la République dominicaine, et un petit fleuve côtier qui a son embouchure dans l’Océan Atlantique Elle prend sa source dans la Cordillère Centrale au Pic de Gallo sous le nom de rivière Dajabon. Elle coule ensuite vers la frontière avec Haïti et longe le département du Nord Est, avant de se jeter dans la mer des Caraïbes, à l'ouest de la ville dominicaine de Pepillo Salcedo.( Encyclopédie Wikipédia page 1) Géographie (Wikipédia encyclopédie page1) Cette rivière reçoit plusieurs affluents, sur son versant haïtien, notamment les eaux de la rivière Capotille, de la rivière Gens de Nantes et de la rivière Lamatry. Elle prend sa source dans la Cordillère Centrale au Pic de Gallo sous le nom de rivière Dajabon. Elle coule ensuite vers la frontière avec Haïti et longe le département du Nord-Est, avant de se jeter dans la mer des Caraïbes, à l'ouest de la ville dominicaine de Pepillo Salcedo. Cette rivière reçoit plusieurs affluents, sur son versant haïtien, notamment les eaux de la rivière de Capotille, de la rivière Gens de Nantes et de la rivière Lamatry . Étymologie (Wikipédia Encyclopédie page1) La rivière s'appelait premièrement Guatapana du temps des indiens avant l'arrivée de Christophe Colomb. Elle fut aussi appelée « rivière Dajabon », du nom de la ville dominicaine frontalière de Dajabón, séparée de la localité haïtienne de Ouanaminthe par ladite rivière qui marque donc la frontière entre les deux pays à cet endroit. 3 L'édition de 1797 de la description de Saint-Domingue par Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Rémy mentionne l'hydronyme rivière Massacre à de nombreuses reprises. En effet, la Rivière Massacre puise son nom du massacre des Boucaniers (français) par les Espagnols à cet endroit en 17281. Cependant, selon une interprétation populaire la rivière a été nommée ainsi à la suite du massacre des Haïtiens de 1937 commis le long du cours d'eau par l'armée dominicaine, sur les ordres du dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, au cours duquel 20 000 travailleurs saisonniers furent tués a) Toponymie et site historique .(Wikipédia encyclopédie page 1) La rivière s'appelait premièrement Guatapana du temps des indiens avant l'arrivée de Christophe Colomb. Elle fut aussi appelée « rivière Dajabon », du nom de la ville dominicaine frontalière de Dajabón, séparée de la localité haïtienne de Ouanaminthe par ladite rivière qui marque donc la frontière entre les deux pays à cet endroit. L'édition de 1797 de la description de Saint-Domingue par Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Rémy mentionne l'hydronyme rivière Massacre à de nombreuses reprises. En effet, la Rivière Massacre puise son nom du massacre des Boucaniers (français) par les Espagnols à cet endroit en 17281 Cependant, selon une interprétation populaire la rivière a été nommée ainsi à la suite du massacre des Haïtiens de 1937 commis le long du cours d'eau par l'armée dominicaine, sur les ordres du dictateur Rafael Leónidas Trujillo Molina, au cours duquel 20 000 travailleurs saisonniers furent tués. b).Le réseau hydrographique du Bassin versant Rivière Massacre (Travaux personnels) L’affluent rive gauche du réseau hydrographique du bassin versant de la Riviere Massacre se nomme Riviere Lamatry et se répartit en plusieurs vecteurs d’importance très variée s’étendant sur une longueur de 37.231 mètres. Entre autres nous pouvons citer : Riviere Zicap sur 4.512ml et Riviere Maboule sur 9.617ml. Au total, il est divise en 34 vecteurs de longueur et de débit très variée qui se répartit dans l’ordre suivant : 4 ✔ 22 vecteurs d’ordre 1 drainant les eaux partant de la ligne de partage des eaux de pluie ✔ 6 vecteurs d’ordre 2 ✔ 3 vecteurs d’ordre 3 ✔ 4 vecteurs d’ordre 4 ✔ Près de l’embouchure, on note un (1) vecteurs d’ordre 5 Le bassin versant de la Riviere Massacre est donc d’ordre 5 c) Géologie du bassin versant de la riviere Massacre et Marion. (Wikipédia encyclopédie page 1) La géologie du bassin versant de la Riviere Massacre située dans le département du Nord ’Est et dominée par celle du Massif du Nord où les roches ignées sont plus répandues que les roches sédimentaires. Il correspond à un axe anticlinorial et à un bloc tectoniquement surélevé. Cette situation privilégiée permet aux formations magmatiques calcoalcalines d’affleurer largement et met en évidence une ceinture quasi continue des volcanites acides le long du rebord Sud-Ouest du massif. Il s’ensuit que le massif du Nord recèle, sur le plan prévisionnel, le potentiel métallifère le plus élevé d’Haïti et que tous les types de gîtes. (Travaux personnels sur Arc Gis 10.1) De plus, la formation géologique du bassin versant est dérivée de deux types de roches originales : sédimentaires et magmatiques Les roches sédimentaires dont la lithosphère est liée par l’existence 5 formations géologiques : marne et sable, calcaires durs, marnes et calcaires marneux, Flysch, grès et calcaires ; alluvions et matériaux détritiques. Les roches magmatiques dont la lithosphère est liée à l’existence de 5 formations : l’Andésite et rhyodacite, diorites et tonalites, Basaltes volcano-sédimentaires et roches ultrabasiques Régime foncier (Haïti-Dominicaine Défis dans les zones frontalières environnementaux PNUE/PNUD/WFP Pages 53 et 54). La plus grande partie des terres haïtiennes appartient officiellement à l’État, mais il n’y a pas de véritable système national de cadastre. N’ayant pas d’autre choix, de nombreux paysans cultivent des terres qui appartiennent à l’État ou récoltent du bois illégalement sur ces terres. 5 Dans la campagne haïtienne, les accords informels en matière de propriété foncière sont plus fréquents que les titres officiels, qui sont manifestement plus coûteux et moins souples. Le régime foncier va de l’accès direct en tant que propriétaire à l’accès indirect par la location ou l’usufruit. Déforestation des propriétés privées dans les zones frontalières (Haïti Dominicaine Défis dans les zones frontalières environnementaux PNUE/PNUD/WFP Pages 60). Une grande partie de la forêt située du côté dominicain de la zone frontalière est privée. Un certain nombre de réglementations régissent les droits qu’ont les propriétaires de couper des arbres et de défricher leurs terres. Cependant, ces pratiques ne font manifestement l’objet d’aucun contrôle, tout au moins dans la zone frontalière. Tant les Dominicains que les Haïtiens sont impliqués dans la déforestation, ce qui en fait donc clairement un problème transfrontalier. Le défrichage des terres forestières a souvent lieu lorsque des propriétaires fonciers dominicains (en général absents) et des ouvriers agricoles haïtiens unissent leurs efforts pour produire du charbon de bois ou pour cultiver ces terres dans le cadre d’un accord de métayage ou de bail foncier. Ils coupent alors les arbres pour produire du charbon de bois puis brûlent le terrain afin de le débarrasser des broussailles et de l’herbe qui le recouvrent. Les terrains sont cultivés pendant 1 à 3 ans, puis temporairement laissés à l’abandon, ce qui permet aux arbres de repousser un peu avant de répéter le - cycle. Dégradation des terres dans le bassin versant de la rivière Massacre Le problème de la dégradation des terres touche l’ensemble du territoire, mais son intensité varie considérablement d’un côté à l’autre de la frontière. Elle est généralement bien plus importante et fréquente du côté haïtien, mais on trouve aussi des zones très endommagées du côté dominicain. C’est cependant dans les parties septentrionales et centrales de la zone frontalière haïtienne qu’on peut observer la dégradation la plus importante. Cette dernière prend différentes formes mais il s’agit le plus souvent de : a) la disparition de la couche arable à cause de l’érosion; b) l’appauvrissement des sols en nutriments et compactage; et c) l’assèchement et l’élargissement du lit des cours d’eau. L’érosion des sols se manifeste sous toutes ses formes: en nappes, en rigoles et en ravines. 6 La déforestation et la disparition de la végétation sont les premières étapes de la dégradation environnementale : les arbres qui ont été coupés ne sont pas remplacés par la végétation pérenne adaptée, et l’érosion hydrique fait rapidement des ravages. La diminution de la capacité d’absorption de l’eau entraîne à la fois des crues soudaines, qui transportent les sédiments et causent un élargissement des lits cours d’eau ainsi que l’assèchement de ces mêmes cours d’eau entre les épisodes de crues (Haïti-Dominicaine Défis environnementaux dans les zones frontalières PNUE/PNUD/WFP Page 54 ) . Questions socio-économiques La région frontalière attire des Haïtiens originaires d’autres parties du pays, qui veulent profiter des opportunités d’emploi et de commerce qui sont plus nombreuses près de la frontière ou du côté dominicain.151 C’est pourquoi les villages de la zone frontalière haïtienne ont vu leur population augmenter au cours des dix dernières années, et le taux d’urbanisation est élevé dans la région. La population de la ville de Ouanaminthe, par exemple, a augmenté de 20 % par an.152 Les conséquences de ces mouvements de population se font sentir de l’autre côté de la frontière du fait que les Haïtiens arrivent en République dominicaine et s’installent sur des terres inoccupées. L’étude de cas 1 souligne également la grande insécurité alimentaire du côté haïtien du bassin versant de la rivière Massacre, insécurité qui constitue un important sujet d’inquiétude pour de nombreux foyers haïtiens. Production du charbon de bois dans les communautés haïtiennes des bassins versants de la rivière Massacre Dans le bassin versant de la Riviere Massacre, 28 % des ménages sont impliqués dans la production du charbon de bois. Cinq des 20 communautés interrogées ont indiqué qu’au moins 50 % des ménages participaient à la production de charbon de bois à un moment ou l’autre de l’année (graphique 4). La plus grande partie du charbon de bois produit dans la partie haïtienne de la rivière Massacre provient de la bayahonde (Prosopis juliflora), une plante tropicale envahissante à croissance rapide qui peut survivre dans des conditions difficiles et qui résiste à la sécheresse. Le campêche (Haematoxylum campechianum, connu aussi sous le nom de « bois de sang ») est le deuxième bois le plus utilisé. Les arbres fruitiers comme le caïmitier ou les manguiers peuvent également être utilisés pour produire du charbon, mais les producteurs coupent de préférence les arbres les plus vieux et les moins productifs de ces variétés. 7 (Haïti-Dominicaine Défis environnementaux dans les zones frontalières/PNUE/PNUD/WFP Pages 62,63,64 ) Hydrogéologie générale BV (Massacre et Marion) Sur le plan de l’hydrogéologie le bassin versant de la Riviere Massacre est formée d’aquifères alluviaux a nappe libre, de calcaires Karstiques et de calcaires carbonatées, fissurés et cloisonnés a productivité variée Elle se compose également d’aquifères carbonatées a intercalations marneuses peu productif. Aussi les formations cristallines se composent de zones alluviales très productives et également formations sédimentaires de faible perméabilité. (Travaux personnels) III-Bassin versant de la Riviere Marion Le Bassin versant de La Riviere Marion est localisée dans le Nord Est d’Haïti. Il s’étend sur une superficie de 197 km2. 3.2- Le réseau hydrographique du bassin versant de Marion Le réseau hydrographique comporte de nombreuses ramifications entres comporte 3 grande Rivières principales et permanentes : Riviere Cochon Gras sur 5.705 ml, Rivière Malfety sur une longueur de 7.674 ml et Marion de 28617 ml. Ensuite, cinq(5) rivières secondaires dont quatre(4) temporaires et une permanente : La riviere Prophète 7927ml, Bois Mouton 4871ml, Rabit 2559 ml, Cochon Gras2 2788 ml et Boquette permanente de 6.876ml (Travaux personnels). IV-Brève présentation du Bassin Versant de la Rivière Jassa sous bassin versant de de la Riviere Massacre 1.-Localisation géographique et administrative Sous bassin versant de la Rivière Massacre, la Riviere Jassa est situé dans le Département du Nord ‘Est Il est encadré au nord et à l’Ouest par Ferrier à l’Est par la frontière haïtiano-dominicaine / Provincia de Dajabon et au Sud par Savane Longue 2.- Superficie totale du bassin versant Il s’étend sur une superficie totale de 148,20 km2 soit 14.820 hectares et un périmètre de 62,81 kms. Population : 105.000 habitants Arrondissement 8 3.-Communes circonscrites dans le bassin versant Le bassin versant appartient aux trois communes frontalières : Vallières, Ouanaminthe, Mont Organise. Il englobe la plupart des sections communales des hauteurs dont : Savane Longue, Savane au Lait, Gens de Nantes, L’Acul des Pins, l’Oiseau et de celles de Ferrier et de Haut Maribarou d’où est constitué une vaste plaine semi-humide ( Travaux personnels). 4.-Principales cultures selon l’étage agro-écologique Dans les plaines inondées la culture du riz est dominante et dans les plaines humides à fort potentiel agricoles, la banane, le maïs et la canne à sucre se pratiquent en culture pluviale. En piedmont, la culture du manioc amère domine à 90% et se pratique en monoculture ou en compagnonnage avec la patate douce, le vigna et l’arachide. En montagne, le caféier et l’igname sont cultivés sous ombrage, tandis que le haricot, le pois congo, le maïs, le manioc et le malanga sont plantés dans les clairières. 5.-Pluviométrie La pluviométrie varie énormément selon l’étage agro écologique considéré, et va de 800 à 2000 millimètres. Du littoral à la crête on note trois principales isohyètes qui traversent de part et d’autre le bassin versant. Ce sont : 1.Isohyète 800 mm : Caracol →Terrier Rouge→ Fort Liberté→ Ferrier 2.Isohyète 1200-1600mm : Ouanaminthe→Capotille→Pêche→Sainte Suzanne. 3.Isohyète 1800-2000mm : Extrémité de Sainte Suzanne (Fond Bleu) → Vallière→ Mont Organisé, avec 2000mm dans les hauteurs de Vallière, le plus haut pic du département culminant à plus de 1100 mètres (Rapport Commission Evaluation Directions Départementales Nord et Nord ’Est pages 7,8,9 et 10 Juillet 2009 ) 6.- L’hydrographie Description globale du réseau.- Le réseau hydrographique du bassin versant est très ramifié. De l’amont à l’embouchure, on distingue : ▪ Le cours d’eau principal : La Rivière Drasa ci-devant la Rivière Louisa et la Rivière Jassa (sous bassin versant Riv. Massacre) = 22.91kms et ses ramifications dont : • 18 vecteurs d’ordre 1 totalisant une longueur de 59,12 kms 9 • 14 vecteurs d’ordre 2 totalisant une longueur de 24,95 kms • 6 vecteurs d’ordre 3 totalisant une longueur de 10,26 kms • 4 vecteurs d’ordre 4 totalisant une longueur de 8,61 kms • 4 vecteurs d’ordre 5 totalisant une longueur de 8,74 kms • 2 vecteurs d’ordre 6 totalisant une longueur de 3,64 kms • 1 vecteur d’ordre 7 totalisant une longueur de 1.35 kms Total ………………………………………………………. 139, 57 kms Ce bassin versant est donc d’ordre 7 (Travaux personnels) 7.-Densité de drainage du bassin versant Le réseau hydrographique traversant de part et d’autre le territoire du bassin versant produit une densité de drainage très élevée soit : 0,95 km de ravine / kilomètre carré de surface (Travaux personnels). 8.-Contexte géologique (Travaux personnels) Le bassin versant de la Rivière Jassa (sous bassin versant riviere Massacre) est situé dans les coteaux molassiques du Lauragais. Les molasses sont des terrains sédimentaires déposés durant le Tertiaire, principalement du Stampien et de l'Aquitanien. Les formations rencontrées sont les suivantes: • le Stampien supérieur forme la masse des collines. Il présente des faciès à dominantes argileuses. Localement, il existe quelques poches sableuses ou de petits bancs gréseux ou calcaires. • le Stampien inférieur forme la base des collines et affleure parfois en fond de vallée. Il se distingue du précédent par la présence d'un banc calcaire blanc au sommet de la formation. • les formations de pente: ce sont des colluvions quaternaires constitués d'argiles limoneuses issues de l'altération des formations précédentes qui se sont déposées sur les pentes des coteaux du Lauragais notamment les versants longs exposés au Nord ’Est, par des coulées boueuses essentiellement. 9.-Contexte hydrogéologique 10 Au sein des coteaux molassiques de Venerque, l'imperméabilité prédominante de ces formations provoque des ruissellements rapides et importants. Ce phénomène peut avoir un impact direct sur la stabilité des talus quand les ruissellements s'effectuent sur des champs agricoles pentés qui surplombent ces talus. 10.-Contexte hydrologique (Travaux personnels) La Rivière Jassa est un cours d'eau assez linéaire de 22,9 kms de longueur, qui prend sa source à 1000 mètres d'altitude dans la chaine de Duvignal entre les communes de Mont Organisé et Vallières. La superficie du bassin versant est d'environ 148,20 km2 et s'étend sur 2 communes, toutes situées dans le département du Nord ‘Est. Nous avons répertorié ses principaux affluents qui sont : la Rivière Canan (kms), la Rivière Boudou (km). L'exutoire est situé au niveau de la commune Ouanaminthe, où La Rivière Jassa rejoint Lamatry. Insécurité hydrique dans le bassin versant de la Rivière Massacre Des enquêtes effectuées auprès des ménages vivant dans le bassin versant ont permis d’observer le problème de pénurie d’eau. Dans le bassin versant, environ quatre personnes sur dix ont manqué d’eau pour boire, se laver ou cuisiner au cours des 12 derniers mois. Cependant, si cette pénurie touche l’ensemble des sous-bassins versants de la rivière Massacre, on observe des différences considérables dans le bassin versant de Pedernales : les régions montagneuses sont beaucoup plus exposées à l’insécurité hydrique, avec 75 pour cent des personnes interrogées qui ont indiqué qu’elles n’avaient pas eu un accès suffisant à l’eau, alors que dans les deux autres écozones, seuls 20 à 30% des ménages ont souffert des pénuries d’eau. Comme on peut le voir sur le graphique 6, la pénurie d’eau concorde avec la saison sèche, qui dure de décembre à avril. Les personnes interrogées dans le bassin versant de Pedernales ont beaucoup plus de probabilité de manquer d’accès à l’eau entre janvier et mars que dans le bassin de la rivière Massacre, ce qui signifie que les variations climatiques et la saison sèche ont des répercussions plus importantes dans le sud-est d’Haïti. Graphique 6. Saisonnalité de l’insécurité hydrique(Travaux personnels). II.-Bassin versant versant de la Riviere Marion 11 Bassin versant de la Riviere Marion Bassin versant de la Riviere Marion BV Marion BV Massacre Le bassin versant de la Riviere Marion est localisée dans le Nord Est d’Haïti. Il s’étend sur une superficie de 197 km2. Il s’étend à la latitude de 19º 28´N et de longitude de 71º5´36´´ Ouest par rapport au massif du Nord et a et la latitude de 19º 40´ N et de longitude de 71º51´ 00´´ par rapport à l’Océan Atlantique (Wikipédia Encyclopédie) La Riviere Marion est un cours d’eau qui coule dans le Département du Nord ’Est d’Haïti et un petit fleuve côtier qui a son embouchure dans la mer des Caraïbes et s’étendant le long du port de Fort Liberté Ce fleuve qui se jette dans l’océan Atlantique prend sa source dans le massif du Nord. Ce fleuve à son embouchure dans l'océan Atlantique sur la commune de Fort-Liberté. Elle rejoint la baie de Fort-Liberté dans laquelle elle se jette par le biais de plusieurs bras au milieu d'une zone marécageuse constituée de mangrove (Travaux personnels). Le réseau hydrographique du bassin versant de Marion Le réseau hydrographique comporte de nombreuses ramifications entres autres 3 grande Rivières principales et permanentes : Riviere Cochon Grass ‘étendant sur une longueur de 5705 ml, la Riviere Malfety long de 7674 ml et la Riviere Marion s’étendant sur 28617 ml. Ensuite, cinq(5) rivières secondaires dont quatre(4) temporaires et une 12 permanente : La riviere prophète 7927ml, bois mouton 4871ml, Rabit 2559 ml, cochon gras 2788 ml et Boquette permanente et long de 6876ml (Wikipédia Encyclopédie) Aspects physiques A1.-Localisation du milieu physique Le bassin versant de la Riviere Marion est localisé dans le Département du Nord ‘Est situé à l’extrême pointe orientale de la République d’Haïti, c’est une formation de plaines sèches, humides et hydromorphes, de piedmonts vallonnés et de montagnes dotées de plateaux. Il est localisé au Nord’ Est, à 293 kilomètres de Port-au-Prince, la métropole d’Haïti et s’étend aux coordonnées géographiques à 19º,48 de latitude Nord et 72º,50 de longitude Ouest. Il est borné à l’Est par la République Dominicaine, au nord par l’Océan Atlantique, au Sud par le Département du Centre et à l’ouest par le Département du Nord. Avec une superficie totale de 1622,93 km² le département du Nord’ Est représenté après celui des Nippes, le plus petit des départements géographiques du pays, en termes de superficie. (Travaux personnels). A2.-Topographie (Relief et morphologie) La formation périphérique délimitant la région appartient au groupe de relief bien marqué, formant la longue ligne de crête délimitant un vaste territoire reparti selon une topo séquence constituée de trois étages agro- écologiques qui sont : ▪ Les zones basses s’étendant du littoral au piémont et constituées essentiellement de : -Plaines humides et en partie hydromorphes formées de terrasses alluviales. La culture de prédilection est le riz. -Plaines sèches et arides où les ressources en eau sont limitées. L’élevage bovin et celui des caprins constituent la meilleure forme de mise en valeur des terres. - Plaines irrigables dotées de forte potentialité agricole. L’agriculture pluviale avec la banane, la canne à sucre, et le mais domine. ▪ La région de piedmont présentant un relief plus ou moins vallonné avec des cultures arborées et des cultures fruitières. 13 ▪ La région d’altitude formée par la chaîne de Vallières culminant a plus de 1100 mètres d’altitude alignant les localités : Carice, Mont Organisé, Savannette et la section communale de Bois Pou. A3.-Hydrographie Sur le plan hydrographique on note, quatre vecteurs principaux : La Rivière Massacre, la Rivière Jassa, la Rivière Marion et la Rivière du Trou du Nord qui constituent l’essentiel des ressources en eau de surface du département. Quant aux eaux souterraines, une étude plus ou moins récente en eau souterraine réalisée par le PNUD 1994, fait état de l’importance de cette ressource depuis le Cap Haïtien jusqu'à Ferrier et montre au fur et à mesure que l’on descend vers la mer, le débit de la nappe s’accroît considérablement. L’eau cependant abondante, n’est pas tout à fait exploitable du point de vue de l’agriculture, en raison de sa forte salinité. En raison des limitations en eau, il y a une dizaine d’années des lacs collinaires ont été aménagés à des fins piscicoles et pour l’usage domestique. On en compte huit (8) dans la commune de Terrier Rouge, cinq (5) à Caracol et deux(2) à Fort Liberté A4.-Les Sols (Rapport Commission des DDA Nord/Nord’ Est juillet 2009 pages 9,10 ) En général, le département du Nord’ Est est pourvu de sols à hautes potentialités agricoles. Cependant, la mise en valeur de ces terres impose une bonne gestion des ressources en eau disponibles (essentiellement les eaux de surface) susceptibles de conduire à une intensification de la production agricole. Les récents découpages agro-écologiques du département font état d’un potentiel irrigable de 12.000 hectares réparti sur les trois grandes plaines du département : La Plaine Maribaroux : 8.000 hectares La plaine de Bayaha ou Duma : 3.000 hectares La plaine du Trou du Nord : 1.000 hectares A5.-Les facteurs climatiques et les saisons /la température. (Rapport Commission des DDA Nord/Nord’ Est juillet 2009 Pages 9,10et 11) 14 Le climat du département du Nord’ Est est caractérisé par une température qui varie de 25º à 34º degrés et une pluviométrie qui selon l’étage agro écologique considéré , va de 800 à 2000 millimètres. Du littoral à la crête on note trois principales isohyètes qui traversent de part et d’autre le territoire. ▪ Isohyète 800 mms : Caracol →Terrier Rouge→ Fort Liberté→ Ferrier ▪ Isohyète1200-1600mm : Ouanaminthe→Capotille→Pêche→Sainte Suzanne. ▪ Isohyete1800-2000mm : Extrémité de Sainte Suzanne (Fond Bleu)→ Vallières→ Mont Organisé, avec 2000mm dans les hauteurs de Vallières, le plus haut pic du département culminant à plus de 1100 mètres. A6.-Les zones agro-écologiques (Rapport Commission des DDA Nord/Nord’ Est juillet 2009 pages 9,10, 11) Combinant les différents éléments de géomorphologie, de climat et d’utilisation de l’espace, on note dans le Nord’ Est l’existence de 5 grandes principales zones agro écologiques. Ce sont : ▪ Les plaines humides formées par les alluvions des Rivières Marion, Jassa et les affluents de la Rivière Massacre. Elles s’étendent sur des sols profonds, riches en limon et présentant un potentiel agricole très élevé. Dans les aires hydromorphes (Fort Liberté, Ferrier) la riziculture inondée constitue la forme la plus répandue de mise en valeur de l’espace. ▪ Les plaines sèches bénéficiant d’une pluviométrie relativement basse 800 à 1000 millimètres et où les ressources en eau (eaux de surface et eaux souterraines) sont très limitées. L’élevage du gros et menu bétail constitue l’activité économique de prédilection des habitants d’Ouanaminthe et de Trou du Nord. ▪ Les zones de piedmont représentent une région intermédiaire et s’étendent entre 100 et 200 mètres d’altitude : Capotille, Haut Perche, Grand Bassin, Ouanaminthe. La pluviométrie moins importante que dans les hauteurs varie de 1000 à 1100 mms. ▪ Au niveau de cette zone, la déforestation et l’érosion sont très actives, comme on peut l’observer à Capotille, Haut Perches, Ouanaminthe (Savane Longue) etc… 15 ▪ Les montagnes semi humides s’élevant à plus de 400 mètres au-dessus du niveau de la mer bénéficient d’une forte pluviométrie de 1250 mms : Sainte Suzanne, Mombin Crochu. ▪ La formation orographique atteignant plus de 700 mètres d’altitude et constituée de montagnes humides est représentée par Vallières, Carice, Mont Organisé. La pluviométrie moyenne annuelle atteint 2.000 mms. Les sols sont très fertiles et ont un bon potentiel agricole. A7.-L’Agriculture, l’élevage et les ressources naturelles (rapport commision des DDA Nord/Nord ’Est juillet 2009 pages 15, 16) L’agriculture, principale activité économique du département tout aussi bien que l’élevage se pratique à travers les trois grands zonages agro- écologiques du territoire. 1.-Dans les plaines sèches, l’élevage des bovins, des équins et des caprins constituent des activités de prédilection. En ce qui concerne l’élevage des bovins, on a inventorié dans la Zone de Ferrier une laiterie financée par le FENU dans le cadre d’un partenariat VETERIMED/ Groupement d’éleveurs. Il importe de noter que l’élevage des chevaux dans le Nord ’Est est pratiqué de nos jours non seulement comme animaux de bat mais aussi, pour la consommation depuis la vulgarisation du délicieux menu Viande de cheval par deux prêtres belges à Terrier Rouge vers les années 80. L’élevage des volailles se fait à la corde ou en liberté. Dans les plaines inondées la culture du riz est dominante et dans les plaines humides à fort potentiel agricoles, la banane, le mais et la canne à sucre se pratiquent en culture pluviale. En piedmont, la culture du manioc amère domine à 90% et est pratiquée en monoculture ou en compagnonnage avec la patate douce, le vigna et l’arachide. En montagne, le caféier et l’igname sont cultivés sous ombrage, tandis que le haricot, le pois congo, le mais, le manioc et le malanga sont plantés dans les clairières. Quant à la pêche marine, elle constitue un sous/secteur très délaissé pendant qu’elle fait l’objet d’exploitation soutenue du coté dominicain. Exploitée de manière abusive par des pêcheurs haïtiens dotés d’équipements non sélectifs, la pêche a toujours été l’objet de violents conflits entre haïtiens et dominicains dus essentiellement à des problèmes de délimitation des eaux territoriales et à la pêche destructrice du côté haïtien. 16 En plus de la pêche marine, il faut signaler dans le nord’ est, la production de sel de cuisine à laquelle s’adonne bon nombre d’individus. La commune de Caracol et son quartier Jadzy, situé sur le littoral sont réputés pour la production de sel. Impliqué dans tout le processus, un projet financé par le PAM intervient dans ce sous-secteur, en vue de l’amélioration de la qualité de sel produit, en agissant sur certaines variables telles : bassin salicole, récolte, entretien etc… Il convient de mentionner une production substantielle de miel surtout aux environs d’Ouanaminthe Aspects géographique du bassin versant de la Riviere Marion. (rapport commision des DDA Nord/Nord ’Est juillet 2009 pages 15, 16) Ce fleuve qui se jette dans l'océan Atlantique prend sa source dans le Massif du Nord et du point de vue géographique, ce fleuve à son embouchure dans l'océan Atlantique sur la commune de Fort-Liberté. Elle rejoint la baie de Fort-Liberté dans laquelle elle se jette par le biais de plusieurs bras ou affluents au milieu d'une zone marécageuse constituée de mangroves. Le réseau hydrographique du Bassin versant Marion (travaux personnels) L’affluent rive gauche du réseau hydrographique du bassin versant de la Riviere Massacre se nomme Rivière Lamatry et se répartit en plusieurs vecteurs d’importance très différentes s’étendant sur 37231 mètres de longueur. Entre autres nous pouvons citer : Riviere Zicap (4512ml) Riviere Maboule (9617ml). Il est divise en 34 vecteurs qui se répartit dans l’ordre suivant soit : ✔ 21 vecteurs d’ordre 1 drainant les eaux partant de la ligne de partage des eaux de pluie ✔ Un peu plus en aval le réseau comporte 6 vecteurs d’ordre 6 L’aspect géologique du bassin versant de la riviere Marion. La géologie du bassin versant de la Riviere Massacre située dans le département du Nord ’Est et dominée par celle du Massif du Nord où les roches ignées sont plus répandues que les roches sédimentaires. Il correspond à un axe anticlinorial et à un bloc tectoniquement surélevé. Cette situation privilégiée permet aux formations magmatiques calcoalcalines d’affleurer largement et met en évidence une ceinture quasi continue des volcanites acides le long du rebord Sud-Ouest du massif. Il s’ensuit que le massif du Nord recèle, 17 sur le plan prévisionnel, le potentiel métallifère le plus élevé d’Haïti et que tous les types de gîtes. (Wikipédia encyclopédie page 1) En revanche, la formation géologique du bassin versant est dérivée de deux types de roches originales : sédimentaires et magmatiques Les roches sédimentaires dont la lithosphère est liée par l’existence 5 formations qui sont : marne et sable, calcaires durs, marnes et calcaires marneux, Flysch, grès et calcaires ; alluvions et matériaux détritiques. Les roches magmatiques dont la lithosphère est liée à l’existence de 5 formations qui sont : l’Andésite et rhyodacite, diorites et tonalites, Basaltes volcano-sedimentaires et roches ultrabasiques Hydrogéologie générale BV Rivière (Marion) Sur le plan de l’hydrogéologie le bassin versant de la Rivière Marion est formée d’aquifères alluviaux à nappe libre, de calcaires Karstiques et de calcaires carbonatées, fissurés et cloisonnés à productivité variée. Elle se compose également d’aquifères carbonatées à intercalations marneuses peu productif. Aussi les formations cristallines se composent de zones alluviales très productives et également formations sédimentaires de faible perméabilité (Wikipédia Encyclopédie page 2). Informations sur le bassin versant de la Grande Riviere du Nord/ Amont du Bassin versant ( Etudes BV GRN Juin /juillet 2012, Paul Montrose et al PMDN) Le bassin versant de la Grande Rivière du Nord, localisé dans le Nord d’Haïti correspond bien au domaine où les précipitations moyennes annuelles varient entre 1800 à 2000 mms, concordant à celles d’un bassin versant à 85 % montagneux. Les conditions climatiques y sont généralement marquées par des pluies intenses, générant des crues, importantes et brutales inondant fréquemment les zones basses (Quartier Morin , Limonade ….), en témoigne, son coefficient d’écoulement de 25,6 %. Aussi, la dégradation en cours du couvert végétal alliée à l’érosion des sols survenue depuis plus d’une décennie entraine probablement un accroissement des flux moyens annuels et une plus grande irrégularité du régime d’écoulement. Fort de cette considération, chaque année, ce sont des milliards de mètre cubes d’eau qui ruissellent et se perdent pour l’essentiel, alors que l’eau constitue pour l’agriculture le premier facteur limitant. 18 Cet écueil entretenu depuis plusieurs décennies a freiné entre autres, le rythme d’évolution des aménagements des terres, en partie, accentue la dégradation des écosystèmes agro-sylvo-pastoraux et accroit chaque jour davantage la vulnérabilité environnemental et socio-économique aux dangers naturels de la population vivant dans le bassin versant et de celle qui évolue dans le secteur alluvial en particulier, les communes de Limonade et de Quartier Morin. Ainsi, soucieux du péril qui menace ces agglomérations humaines, leur vie et leur bien, le Programme de Mitigation des Désastres Naturels ( PMDN) par la Gestion du bassin versant et avec l’appui financier de la BID projette d’initier diverses actions dont l’investissement dans des infrastructures de protection, ambitionnant donc de limiter des flux torrentiels d’eau de ruissellement et la protection des infrastructures et populations vulnérables aux inondations et glissement de terrain. A l’arsenal de technologies disponibles à cet effet, il faut insister sur les micros retenues, les seuils en maçonnerie, en gabions et en pierres sèches d’une façon générale. Bien calculés et positionnés dans le bassin versant, ces ouvrages sont capables de recueillir et stocker les eaux de pluies au niveau des dépressions, des creux des ravins et des vallons. De tels aménagements , suivant les capacités d’infiltration et de stockage qu’ils représentent et les modes de gestion auxquels ils seront soumis, pourront avoir des conséquences fortes sur les régimes naturels d’écoulement et donc de modifier profondément le comportement hydrologique ou de l’hydrogramme du bassin versant, c’est à dire sa réponse aux précipitations vue sous des aspects variés tels que : les crues , les étiages ou les bilans en eau. Les impacts seront généralement forts à l’aval immédiat de ces ouvrages. C’est dans cette optique de choix technologique et de conception d’ouvrages de protection du bassin versant, que la présente mission de terrain a lieu du 2 au 26 mai dernier. Le présent rapport compile donc les résultats de cette mission dont l’objectif primordial était de réaliser une étude sur les ravines susceptibles d’être aménagées du point de vue hydrologique, en vue de l’élaboration des dossiers techniques qui permettront de lancer dans le plus bref délai, les travaux de construction de ces ouvrages identifiés dans le Plan d’Aménagement du Bassin Versant ( GRN). 19 Titre 1.- Brève présentation du bassin versant de la Grande Rivière du Nord. I. Localisation géographique et administrative Le bassin versant de la Grande Rivière du Nord s’étend sur une superficie totale de 640 km², et représente l'un des sept grands émissaires qui se découpent dans le massif du nord. Il occupe 35% de la surface totale du Département du Nord et 40% de celui du Nord-est couvrant respectivement les communes de Limonade, Grande Rivière du nord, Milot, Quartier-Morin, Bahon et Ranquitte, Sainte-Suzanne et Vallières. La Grande Riviere du Nord débute sa longue trajectoire de 80,16 kilomètres à la commune de Vallières à l’est à 1128 mm avant de traverser cette agglomération, puis se profile successivement vers l’ouest et suivant l’axe sud/nord dans les communes de Ranquitte et Bahon, Sainte Suzanne, Limonade et Caracol avec lesquelles, il entretient des échanges hydrauliques complexes avant de se jeter dans l'océan atlantique au niveau de Bord de Mer Limonade . La Rivière Trois La Passe, la Rivière, la Gouape, la Rivière Marianne, la Rivière Saint Marlon sont quelques-uns de ses principaux affluents. La portion de territoire, amont du bassin versant, un des points cibles de la présente étude, s’étend sur une superficie approximative de 40 km2 et concerne le sous secteur de Vallières. Elle est limitée à l'est par le massif du nord, au sud par le bassin de la Rivière La Gouape, au nord par le bassin versant de la Rivière Trou du Nord et à l'ouest par la Rivière des Trois La Passe, se prolongeant sur le secteur aval du bassin versant. II. Caractéristiques physiques de l’amont du bassin versant 2.1.-Description du relief Au pied du morne Salnave (1128msnm) qui représente le plus haut sommet du relief environnant, le massif du Nord et les collines dominantes, il se constitue une vaste dépression représentant le bassin versant amont de la GRN. Il est encadré au nord-est par le prolongement du massif du Nord formé par le complexe orographique: Morne Madeleine/ Delpêche/ Garrien/ Mayombee et Trois La Passe et sur le côté sud-est par le complexe Lozier/ Madoquin/ Douté / Bois Rouge et à l'ouest, il se prolonge sur le bassin aval. 20 Le territoire ainsi décrit délimite le bassin versant amont intégrant dans son ensemble de mamelons de faible altitude mais se trouvant en position élevée par rapport à l'environnement. On y distingue, le morne Nicolo, le morne Calumette, Beckly, Ti Maitre, le Morne Noël, Courjolle, Pascade. Le plus dominant d'entre eux dénommé Mayombé, s'étire sur la façade méridionale à l'amont du bassin. A cette configuration, s’associent de nombreuses rivières à plus ou moins forts débits dont les plus influentes sont : la Rivière Beaulieu ci-devant dénommée Grande Rivière du Nord, la Rivière Ti Maitre et la Rivière Porcelle. Aussi, ces collines basses à pente plus ou moins abrupte, aménagent dans leur creux de nombreuse ravines ou voies d’eau plus ou moins temporaires qui rejoignent en aval leur confluent, la Rivière Beaulieu. A proximité de l’agglomération de Vallières il se constitue le grand émissaire, la Grande Rivière du Nord résultant de l’adjonction des 3 grands vecteurs sus-énumérés. 2.2.- Découpage hydrographique. La portion de territoire formant le bassin versant amont est découpée en trois grands sous bassins versants qui sont : 1.-Le sous bassin versant de la rivière Beaulieu qui s’étend sur une superficie de 10,05 km². Son altitude maximale de 1.128 msnm est relevée dans le morne Salnave. 2.-Le sous bassin versant de la Riviere Ti Maître, couvrant une superficie de 7,63 km². Son altitude maximale de 784 m est relevée dans le morne Garrien. Il est circonscrit dans son intégralité à la 1ere section des Trois palmistes/commune de Vallières. 3.-Le sous bassin versant de la rivière Porcelle est le plus spacieux. Sa superficie est de 21,56 km². Son altitude maximale de 1.128msnm est relevée au niveau du morne Salnave. Une étude détaillée de ces sous bassins versants est présentée à l’annexe 1 du présent rapport. Elle concerne entre autres : • la définition de quelques caractéristiques géométriques de ces sous bassins versants • l’analyse quantitative du réseau hydrographique (ravines identifiées et prospectées et analyse de certains paramètres hydrologiques les concernant) 21 • le géoréférencement des ouvrages ou structures de protection positionnées à travers les réseaux hydrographiques. 2.3.- La végétation Observé depuis les hauteurs du Morne Noël, le bassin amont de la Grande Rivière du Nord apparait constitué d'un couvert arboré très diversifié. On y distingue au premier plan un peuplement végétal plus ou moins dense, formé de trois étages de végétation qui sont : 1) Le couvert arboré qui recouvre particulièrement le fonds des vallons, gorges et ravines et de l’environnement immédiat des cours d'eau. A travers les espaces plus ou moins anthropisés, c’est le système agro forestier traditionnel qui domine. Il est très dense dans les vallées alluviales étroites et plus ou moins dispersé ou parfois regroupé à travers le paysage. L'espèce arborée la plus cosmopolite et la plus dominante est le pinus occidentalis très localisé, qui verdit particulièrement les collines. En deuxième position, il faut placer le manguier, regroupé à travers le paysage ou parfois plus ou moins dispersé, à l'échelle des collines et dans les dépressions. 2) La formation arbustive où co-dominent : Pomme Rose, Calumette, Syrio, Ti Bois Pin, Cette végétation spontanée à laquelle s'ajoute d'autres espèces : Kan not, Kaskette, Cacapoule, Caimitte Marron etc est particulièrement présente au sommet du bassin versant( Beaulieu). En rive gauche et sur les collines, la végétation est généralement très dispersée. 3) La formation herbacée est cosmopolite dans cet espace, elle forme une première strate de végétation en sous ombrage des arbustes et de la couverture arborée. On y identifie une multitude d’espèces. A l’étonnante diversité des habitats du bassin versant (diversité climatique, géolo gique et des reliefs,…) est liée la grande diversité végétale observée. Cette richesse flo ristique invoque la nécessite pour qu’une grande partie du territoire soit couvert par des mesures de protection. On recense sur le bassin versant , de nombreux espaces identifiés comme stratégiques ( Morne Salnave et son complexe le massif du Nord, Chaine Carien, Morne 22 Noël) , deux sites qui devaient faire l’objet d’arrêtés de biotopes ( il se localisent au sommet ou tête du bassin versant de la Riviere Beaulieu) , et plusieurs zones de protection. 2.4.-Définition des principales caractéristiques physiographiques Le secteur amont du bassin versant sous étude couvre une superficie de 40 km² avec un indice de compacité de Gravélius de 1,46. Ainsi calculé, la valeur de cet indice met en relief un bassin versant de forme allongée. Le Tableau qui suit résume ces principales caractéristiques physiographiques de cette fraction du bassin versant de la GRN. Tableau 2.- Principales caractéristiques physiographiques du bassin amont de la GRN Superficie : 40 km2 Longueur du rectangle équivalent : 55.7 m Largeur du rectangle équivalent : 12.4 m Indice de compacité de Gravelius (KG) : 1.46 Dénivelée moyenne (Fournier) : 316 m Dénivelée spécifique (H5% - H95%) : 831 m Pente moyenne du bassin : 26.9 m/km Indice global de pente (IG) : 14.9 Pente moyenne du cours d’eau principal : 12.1 m/km Densité du drainage : 0.96 km/km2 2.5.-Description globale du réseau hydrographique/ Contexte hydrologique. Issue dans le massif du Nord, la Grande Rivière du Nord suit une longue trajectoire de 80,16 kilomètres. Elle est alimentée tout au long de son cours par des vecteurs plus ou moins influents issues des deux rives et sillonnant des pentes extrêmement abruptes. Les trois principaux affluents : Rivières Beaulieu, Porcelle et Ti maitre à l’origine de cet émissaire drainent respectivement les secteurs est, nord-est et sud-est. Ils se rejoignent un peu en aval de l’agglomération de Vallières, d’où part le grand émissaire, la GRN. Figure 1.-Présentation du réseau hydrographique du bassin amont de la GRN, sous secteur Vallières 23 Sur son parcours, la rivière est alimentée par de nombreux autres vecteurs eux mêmes plus ou moins ramifiés. On y distingue de l’amont vers l’aval : • En rive droite : Les Trois La Passe, La Gouave, Picot, Caracol , Petite Rivière etc… • En rive gauche : Loman, Marianne, Charlemagne et Saint Marlon. La configuration du réseau hydrographique (aire sous étude) est de type peuplier ou couloir, montrant de l’amont vers l’aval, une distribution et un raccordement de vecteurs élémentaires de part et d’autre de la ravine principale. 2.5.1.-Le Sous bassin versant de la Rivière Beaulieu et ses affluents Montreville, Beckly, Nappe, Bois Rouge, Nechelle, Kaskette. Le sous bassin versant de la rivière Beaulieu s’étend sur une superficie de 10,05 km². Il est délimité au nord par le morne Madeleine (versant sud), au sud par le sous bassin de la rivière Porcelle, à l’est par la morne Salnave (versant nord) et à l’ouest par le sous bassin limitrophe, la rivière Ti Maître. Son altitude maximale de 1.128 msnm est relevée dans le morne Salnave. Il est circonscrit à la 1ere section des Trois palmistes / commune de Vallières. Son réseau hydrographique est formé de nombreux affluents tels que décrit à la photo1 ci-dessous. 24 Photo 1.- Réseau hydrographique du sous bassin versant de la Rivière Beaulieu A.-Le sous bassin versant de la Ravine Montreville A.1.-Présentation du Sous bassin versant Localisation géographique et administrative.- Le sous bassin versant de la Ravine Montreville est un affluent rive droite de la Rivière Beaulieu qui se constitue à la 1ère section communale de Vallières / localité Beckly. Il a une orientation nord-est/ sud-ouest et suit une courte trajectoire de 1,5 km avant de rejoindre son confluent en rive droite, la Rivière Beaulieu. Il est limité au nord et à l’est par des crêtes sommitales qu’il partage avec la Rivière Ti Maitre à l’ouest par les collines limitrophes qui le séparent de la Ravine Villardrouin et au sud où il rejoint son confluent. Le relief La ravine Montreville fait partie des 4 petites formations hydrographiques parallèles situées à l’amont immédiat du village. Le bassin élémentaire se découpe entre deux collines opposées à pente très abruptes qui se prolongent graduellement sur les deux rives jusqu'à son point de confluence avec la rivière Beaulieu. Le vallon ainsi aménagé prend un profil en V. Il est surplombé dans son ensemble par les collines relativement 25 basses, mais se trouvent en position élevée par rapport á l’environnement du sous bassin versant. A.1.1.-Description du réseau hydrographique. • Structure du réseau et ordre des cours d'eau Le sous bassin versant de la Ravine Montreville est sillonné d’un ensemble de canaux d’écoulement drainant le sous bassin à des niveaux différents. Ils sont eux mêmes très ramifiés en un certain nombre de vecteurs, apportant chacun sa contribution à la formation des crues. Ils peuvent ainsi être classés, totalisés, et évalués selon la séquence ci-après indiquée. Le sous bassin est d’ordre 5 et comprend : 100 vecteurs d’ordre 1 totalisant une longueur de 25,47 km 50 vecteurs d’ordre 2 totalisant une longueur de 8,49 km 23 vecteurs d’ordre 3 totalisant une longueur de 3,74 km 20vecteur d’ordre 4 totalisant une longueur de 4,70 km 1 vecteur d’ordre 5 totalisant une longueur de 0,18 km • Principales caractéristiques physiographiques. Certaines caractéristiques physiographiques dont : la superficie, le périmètre, l’Indice de compacité de Gravelius, la pente moyenne et la densité de drainage ont été évaluées sur le sous bassin versant. Elles influencent fortement sa réponse hydrologique et la pointe de l’hydrogramme, notamment le régime des écoulements en période de crue ou d'étiage. Le tableau qui suit en donne une estimation de ces paramètres hydrographiques. Tableau 3.- Estimation des principales caractéristiques physiographiques du bassin versant de la Ravine Montreville Bassins Versant Ravine Montreville Superfici e (km2) 0,12 Périmètr e ( km) 1,48 Indice mor