Haiti Tomorrow: Territorial Objectives and Strategies for Reconstruction

Haiti Tomorrow: Territorial Objectives and Strategies for Reconstruction

Government of Haiti, CIAT 2010 37 pages
Summary — A strategic territorial planning document outlining reconstruction objectives for Haiti after the 2010 earthquake, focusing on decentralization and regional development. The plan proposes transforming the catastrophe into an opportunity through balanced territorial development and reduced vulnerability.
Key Findings
Full Description
This comprehensive territorial planning document presents Haiti's reconstruction strategy following the devastating 2010 earthquake. The plan emphasizes transforming the catastrophe into an opportunity for national transformation through three central objectives: reducing social inequalities, rebalancing the national territory by diminishing Port-au-Prince's dominance, and stopping environmental degradation to reduce vulnerability to natural hazards. The document proposes organizing Haiti into three major regional solidarities: the North region (47% of population) centered around agricultural plains and less vulnerable to seismic risks; the Capital region (29% of population) requiring qualitative reconstruction focused on risk management; and the South region (24% of population) with high tourism, agricultural and environmental potential. The strategy leverages the massive population displacement of 600,000 people from the capital as an opportunity for territorial deconcentration. The reconstruction approach is structured around four timeframes: vital emergency response, transitional period, structural projects (10-year horizon), and generational social transformation (20-year vision). The plan emphasizes creating 'virtuous chains' of interconnected projects rather than sectoral approaches, with particular focus on education system reconstruction, infrastructure development, and environmental protection. Key strategic elements include developing a primary road network to support decentralization, integrated watershed management, and trigger projects that demonstrate state presence while linking short-term urgency with long-term transformation goals.
Topics
GovernanceInfrastructureDisaster Risk ReductionEconomy
Geography
National
Time Coverage
2010 — 2030
Keywords
reconstruction, territorial planning, decentralization, earthquake, vulnerability, regional development, infrastructure, population displacement
Entities
Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire, CIAT, République d'Haïti, Port-au-Prince, Gonaïves, Cap Haïtien, Saint Marc, Hinche, Mirebalais, Artibonite, Jacmel, Les Cayes, Jérémie, Fort Liberté, Paul Ricoeur, OCHA, Hope II, République Dominicaine, Ministère des Travaux Publics Transports et Communications
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HAITI DEMAIN OBJECTIFS ET STRATEGIES TERRITORIALES POUR LA RECONSTRUCTION REPUBLIQUE D'HAITI Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire CIAT MARS 2010 1. 2. - - - 3. - - - - 4. - - - 5. - 6. - - 7. 8. 9. 10 - - - - - - - 1112S OBJECTIFS ET STRATEGIES TERRITORIALES POUR LA RECONSTRUCTION REPUBLIQUE D'HAÏTI p. 5 p. 11 p. 14 p. 18 p. 23 p. 29 p. 35 p. 39 p. 47 p. 51 " le présent du passé, c’est la mémoire p. 66 le présent du présent, c’est l’action p. 68 le présent du futur, c’est l’attente " Paul Ricoeur 2 1 TRANSFORMER LA CATASTROPHE EN OPPORTUNITÉ Fait rarissime dans l’histoire, un séisa frappé le cœur d’un pays. Cette cnaturelle a détruit sans discernement les de l’Etat, les bâtiments publics, le patrimles constructions des quartiers formels cquartiers informels. Si les coûts humains et économiques sélevés, c’est aussi parce que les bâtiments àéchelles de la pyramide sociale n’étaient présister aux eff ets d’un séisme. Cette nouvelle situation met en évidence ltrême vulnérabilité d’un territoire qui s’esturé au fi l du temps, dans sa dimensiocomme dans sa dimension environnementle cas présent, la notion de faute humainà celle d’une nature hostile ; ce seul faitdevrait être le support d’un sursaut nationtant de restaurer la confi ance de la populatRedonner le goût de l’action collective ecommun est l’un des enjeux de la reconCe n’est plus l’objet d’un débat mené en vtrop longtemps, c’est maintenant une vitale. Construire une économie forte eencadrée par un Etat responsable et déétait un objectif avant le séisme. Par la nécsituation, il va devoir se réaliser dans l’urgune conséquence directe : le projet de recosera le support de la transformation de l’El’inverse. Cette situation inédite est sans dopportunité si l’on sait construire un fi l creliant la mosaïque d’actions qui vont se cdans les prochaines années. Ce fi l conduarticulé autour de trois objectifs centraux : 4 Le temps « transitionnel » est le plusprendre en compte. C’est dans les deux aque va se jouer la transformation du pade la question du comportement des pdéplacées. C’est un mouvement de population coqui s’est engagé. Donner le choix à ces pde concevoir un autre plan de vie en pdans les régions à la reconstruction natmaintenant un enjeu essentiel. Leur off rir un logement et un travail est ucadre de réponse. Il faudra pour cela orfaçon spécifi que des chantiers à haute de main d’œuvre dans les domaines des l’assainissement et de l’environnement. Reconstruire un système d'éducation: un enjeu imméDans l’urgence actuelle, on peut ajoconsidération particulière qui touche à lde l’éducation. Hormis le nombre inaccevictimes, la destruction de milliers d’écolemétropolitaine de Port-au-Prince est sûrele plus révoltant et le plus injuste. Les pdéplacées intègrent beaucoup de jeunes et d’étudiants dont les écoles ont été déne sont plus en état de fonctionner. S’il yimmédiat à donner à la reconstruction, c’de la mise en œuvre d’une structure d’associée à une politique de santé qu’il fauLa création d’une telle structure, décentraliplus concentrée dans la capitale, serait ldu renouveau du pays. La diaspora haïticontribue largement au fi nancement det dont les racines sont par nature réple territoire, pourrait être le support daction mise en œuvre avec l’aide de la cointernationale. Cette structuration du projet par les tede l’action doit concerner aussi à tous lel’aménagement du territoire et de l’uCes sciences, connues pour s’appliqulong terme et dans un monde formel, dêtre repensées dans l’urgence et l’inforimplique d’articuler entre elles des décisioet opérationnelles permettant de créer les ensemble de « chaînes vertueuses » comprpar la population. CARTE OCHA LE QUARTIER DE TURGEAU 6 8 2 LES NOUVELLES SOLIDARITÉS RÉGIONALES L’option d’une décentralisation de l’Étappuyée sur une meilleure répartition desements sur le territoire national, est aureconnue comme une nécessité. Si dans cet objectif on croise la carte des mde population et celle des limites induigéographie, on peut raisonnablement pconsidération trois grandes régions. La région Nord Le groupement des 5 départements du Ndu Nord, du Nord Est, de l’Artibonite et articulés autour de la plaine agricole de l’est à ce jour l’ensemble le plus peuplé d’HEn tenant compte des mouvements de paprès le séisme, il regroupe 4 766 000 habi47% de la population. Ce territoire est moins sensible aux cyclorisques sismiques que le Sud du pays. Parimplique un immense chantier de gestion hydrauliques liés aux bassins versants, avenoir particulier : la ville des Gonaïves. Cette ville de 300 000 habitants est à la symbole de l’indépendance, une localisatigique importante pour l’avenir et un lieu site une politique de protection environexceptionnelle. La politique d’investissements dans les inres, associée à la protection de ces dernièrtue le grand chantier prioritaire pour peredéveloppement économique du pays. A cette condition, la plaine de l’Artibonitede Hinche et la façade maritime Nord autode Paix, Cap Haïtien et Fort Liberté peuvtuer dans l’avenir des moteurs économiqud’Haïti. Plus au Sud, Saint Marc et Mireles points de jonction privilégiés avec la rétale et avec la République Dominicaine. 47% 29% 24% REGION CAPITALE REGION NORD REGION SUD Population actuelle Mouvement de population Population avant (Personnes déplacées et victimes) séisme 4 766 000 3 013 000 2 426 000 + 342 000 -854 000 +262 000 4 424 482 3 867 000 2 164 000 10 206 000 10 455 539 DEMOGRAPHIE ET REGIONS REGIONS RESEAU METROPOLITAIN RÉGIONS NORD CAPITALE SUD TOTAL 10 PETITE JACME RE MARCHAND DESSALINES GROS MORNE MER DES CARAÏBES PORT DE PAIX LEOGANE GOÂVE SAINT MARC GONAÏVES GOÂVE MER DES CARAÏBES MÔLE SAINT NICOLAS JEREMIE GRAND PETIT MIRAGOÂNE REGION SUD LES CAYES 12 Depuis de nombreuses années, des fi nainternationaux conséquents contribuentlopper le réseau routier du pays sous du Ministère des Travaux Publics, TraCommunications. Le gabarit retenu pour routiers structurant tous les grands axesd’une chaussée de 2 x 1 voie, large de 9m. LSaint Marc qui vient d’être réalisée en est le plus courant. Ce type de route fonctiontement dans une logique de débit imporvitesse modérée, et est adapté à la réalité route est un espace public et un lieu d’échroutes deviendront dangereuses s’il y a la de rouler à grande vitesse, et deviendront iface à une forte augmentation de la motorIl faudra considérer aussi région par question du développement économiqincidence sur la circulation des personmarchandises. Pour les axes de circulatiol’évolution à long terme vers des chaussées et dès maintenant la création des contodes villes devront être imaginées pour rl’augmentation inévitable du taux de motsurtout s’il n’y a pas d’autre alternative quLa principale diffi culté actuelle est l’acontinuité de ce réseau : la traversée desla vie sociale et commerciale semble se déla route, est toujours diffi cile et pénalisantrafi c de transit. Mais au delà d’une coà un moment de l’histoire du pays, deuvont conditionner la qualité de l’reconstruction qui s’engage : la maîtrise denvironnementaux et la prise en compte dedans le temps de ces infrastructures. Sans réponse à ce préalable, ces infraseront détruites aussi vite qu’elles aréalisées. C’est une question aussi grave qla maîtrise parasismique des bâtiments etquestion récurrente, posée chaque année des pluies. Une carte des priorités, associant les ouvrsés aux actions concourant à leur sécurisleur maintenance, devra être établie à l’épays pour en déduire ensuite un ensembleconcertées articulées entre elles dans le teUn réseau primaire matérialisant les ela décentralisation La création d’un réseau primaire fi able, cprotégé est le premier enjeu de la reconCe réseau maillé permet de sécuriser la du territoire haïtien. En suivant rigoureus LE RÉSEAU ROUTIER 3 Concevoir le réseau routier UN OUTIL STRATÉGIQUE comme l'élément structurant et le catalyseur des développements urbains. 14 1 GROS MORNE PETITE DE 125 km 1 DESSALINES MARCHAND 1 PONT SONDE LA C 1 98 km LEOGÂNE 2 204 35 km JACMEL MER DES CARAÏBE PORT DE PAIX 50 km 86 km SAINT MARC GONAÏVES DESDUNES GRAND GOÂVE 96 km 72 km MÔLE SAINT NICOLAS MER DES CARAÏBES 206 PETIT MIRAGOÂNE REGION GOÂVE 2 SUD 104 km 214 LES CAYES BOUCLE LIAISON STRATEGIQUE MAILLAGE TERTIAIRE JEREMIE 97 km 16 Au niveau du fret maritime, Haïti doit splusieurs ports susceptibles d’accueillir conteneurs. Ces ports principaux seronPort-au-Prince, Cap Haïtien et aux GonaïLa destruction partielle du port actuel dPrince, qui concentre 80% du trafi c maritipose dans l’immédiat la question de sa rempour retrouver un minimum de fonctionrevanche, la perspective d’un développecapacité renvoie à la question de son mainlong terme sur le site actuel. En eff et, le blocage quasi permanent dePort-au-Prince situées le long de la façadeest préjudiciable au fonctionnement urbainà l’effi cacité économique de l’activité pordéplacement des deux ports et une restrdu marché de la Croix des Bossales conoption permettant de résoudre cette problUn site susceptible d’accueillir un nouvetrouve au Nord de la capitale, vers l’île à le tirant d’eau permet de créer un port pd’accueillir les plus gros porte-conteneurs. L’hypothèse d’un transfert ouvrirait la de créer une nouvelle plateforme écperformante au Nord Ouest de la cadéplacement des installations portuaires aussi un site central de Port-au-Prince et cconditions d’une transformation urbaine Les deux autres ports principaux du pades débouchés maritimes aux pôles écodéveloppés dans le cadre de la réginotamment la production agricole de l’ArL’un de ces débouchés est le port de Capour lequel des travaux de dragage régunécessaires pour assurer un tirant d’eau suOutre la question du transport, la création majeur aux Gonaïves répond à une probd’aménagement du territoire. Gonaïimportante du pays, a vu sa population 200 000 à 300 000 habitants après le séisS’il pose la question de la nécessaire restrurbaine de la ville, dans un contexte de vulavérée aux risques météorologiques, ce déspontané de population s’inscrit dans lde renforcement régional souhaité par doit autant que possible être pérennisé. Ld’un port d’importance nationale contricréation d’emplois, critère essentiel pour ledurable des populations. 4 LES PORTS ET AÉROPORTS LES ÉQUIPEMENTS STRATÉGIQUES LE CABOTAGE SUR LA CÔTE PRÈS DE JÉRÉMIE D’UNE DÉMARCHE TERRITORIALE Reconstruire la relation à la mer dans le cadre d'un projet économique national. Le développement régional, qui sous-tend le cadre de la reconstruction, passe par un maillage du territoire en équipements structurants. Ce maillage répond à un triple objectif : LE QUAI CINA -Limiter le risque de paralysie du pays en cas de survenance d’aléas naturels -Favoriser les déplacements des personnes et des marchandises dans le pays -Créer de nouvelles opportunités d’ouverture vers l’extérieur Le séisme a montré la nécessité de réduire l’exposi tion du pays aux risques naturels et sa dépendance vis-à-vis des infrastructures aéroportuaire et portuai re de Port au Prince. Dans cette logique, outre le fait de créer une redondance pour augmenter le nombre de points d’entrées et de sorties du pays par la voie aérienne ou maritime, il faudra profi ter de la recons truction pour mieux protéger ces infrastructures LE PORT DE SAINT MARC des risques climatiques. Cet objectif supplémentai re peut avoir un impact sur leur localisation, et par conséquent sur le choix entre renforcer l’existant ou créer un nouvel équipement. Le transport maritime De par sa géographie, Haïti possède une façade maritime exceptionnelle, ramenée à la superfi cie du pays. Cette confi guration doit être mise à profi t pour favoriser les activités maritimes et en premier lieu le transport. L’ouverture sur les pays voisins des ports de la côte Nord et de la côte Sud leur donne de plus une vocation touristique affi rmée. LE PORT DE PORT - AU - PRINCE 18 GROS MORNE St MIDE L’A MARCHAND DESSALINES PETITE LA CH LEOGÂNE JACMEL MER DES CARAÏBES GONAÏVES DESDUNES PONT SONDE SAINT MARC GRAND GOÂVE PORT DE PAIX PETIT GOÂVE MIRAGOÂNE MER DES CARAÏBES MÔLE SAINT NICOLAS LES CAYES AÉROPORT INTERNATIONAL PORT INTERNATIONAL PORT SECONDAIRE JEREMIE AÉROPORT LOCAL FACTORIES CABOTAGE TOURISME PÊCHE 20 5 LA SPIRALE DE LA VULNÉRABILITÉ Le séisme du 12 janvier 2010 a révélé dextrêmement brutale la très grande frpays vis-à-vis des éléments naturels. Lspectaculaires liées au tremblement de terrmomentanément éclipser mais non gommcalamités plus récurrentes et tout aussi dévLes inondations des plaines agricoles, d’estuaires, les glissements de terrains, l’ode chenaux d’écoulements naturels sodues à l’imperméabilisation croissante liée à la surexploitation des ressources diLa déforestation spectaculaire a laissésans défense face à l’érosion. Même les classés en « zones protégées » n’échappedestruction : la grande forêt des Pins paa perdu près de 12 000 hectares de forêtqualité ; sa surface s’est réduite à 4 000 heLe fait qu’il n’existe pas de loi permettant ddes droits de propriété foncière indiconjugué à une forte pression démo(qui a augmenté les cultures sarclées requforte intensité de main d'œuvre au détricultures à forte intensité de terres, telleplantations d’arbres fruitiers) sont les pcauses politiques et économiques de cettecatastrophique. Un constat alarmant Beaucoup d’expertises – peu de réalisaLes premiers projets d’aménagement dversants, de reboisement et de conservatioapparus dans les années 1940 à 1980 se sosoldés par des échecs car ils accordaient là l’aspect physique du processus ; le probconsidéré comme un problème techniquefallait apporter des solutions techniques. Depuis les années 1980, une approche plcherche à intégrer le monde agricole 22 GONAÏVES BASSIN VERSANT IMPLIQUÉ DANS LES INONDATIONS MER DES MER DES CARAÏBES LES CAYES ZONES INONDABLES TRAJECTOIRES D’OURAGANS FAILLES SISMIQUES ÉPICENTRE SÉISME DU 12-01-2010 ZONES DE RISQUES 24 Cette ville symbole de l’indépendance est devenue au fi l du temps la victime de la dégradation écologi que des bassins versants. 300 000 personnes vivent GONAÏVES au débouché de cet immense collecteur d’eau que représente la vallée de l’Artibonite. Les photos des inondations de 2008 montrent l’am pleur d’un désastre qui se reproduira. Les images actuelles montrent aussi une ville qui n’arrive pas à se défaire des traces de la boue qui s’est déversée sur Le sauvetage de cette métropole, qui a reçu le plus de réfugiés après le séisme, est une cause nationale. Il devra être intégré dans une vision plus large : celle du traitement des bassins versants et d’un nouveau BASSINS VERSANTS DE L'ARTIBONITE développement des plaines agricoles. 26 LE CAS DES GONAÏVES elle. LA GESTION INTÉGDES BASSINS VERS6 vision ambitieuse en termes UN PROJET DE DÉVELOPPEMELe terme « gestion des bassins versants concept qui a beaucoup évolué au fi l du teD’un sujet technique, il est devenu programme avec de multiples facettes visaune cogestion de la ressource. L’idée dque les arbres jouent un rôle fondamentconservation des sols, la préservation des en eau et des écosystèmes. Pour cette reboisement ne peut avoir de véritables’il n’est pas inséré dans un plan de déveléconomique et social et si des dispositiopas prises pour remplacer le bois de feu, lde bois et le bois de construction par des de substitution. Dans ce pays, où 80% duest situé dans des zones à forte pente, les pratiques culturales créent des dégâts conen faisant disparaître la terre végétale, ainsi le risque en milieu urbain. Les dégâtous risques confondus sont évalués à 1,USD. bassins versants dans une Inscrire la politique des d’aménagement du territoiPour casser cette spirale, le bassin versant l’objet d’un traitement autour de certaiagricoles comme le café, le cacao, la d’arbres fruitiers pour créer de nouvelles 28 LA FORÊT DE LA GRANDE ANSE LA PLAINE DU CENTRE LE DELTA DE L'ARTIBONITE Subventionner l’achat d’un kit propanpour stopper la consommation de charest une évolution intéressante SUBVENTION DES ÉQUIPEMENTS DOMESTIQUES DE AUGMENTATION DES SURFACES DE FORÊTS SÈCHES DÉVELOPPEMENT DE L’ÉNERGIE SOLAIRE ET DE DÉVELOPPEMENT ET STRUCTURATION DES FILIÈRES AGRICOLES PERMETTANT LA POROSITÉ DES SOLS ) (CACAO, VÉTIVER, ARBRES FRUITIERS … CRÉATION DE DROITS DE PROPRIÉTÉ FONCIÈRE RÉDUCTION DE LA PRESSION DÉMOGRAPHIQUE SUR NOUVELLE POLITIQUE DE GESTION INTÉGRÉE DU RISQUE GRANDE POLITIQUE D’ÉDUCATION CRÉATION DE TROIS PARCS NATIONAUX INTÉGRANT LES LE TEMPS GÉNÉRATIONNEL ∙ Atteindre un niveau de boisement identique à la République Dominicaine : 50% ∙ Faire de l’activité agricole une économie prospère. ∙ Atteindre un niveau de développement permettant de réduire très sensiblement la vulnérabilité du pays aux phénomènes naturels. CUISSON AU GAZ PROPANE ) (JATROPHAS … L’ÉOLIEN INDISCUTABLES LES TERRES ZONES PROTÉGÉES LES PROJETS STRUCTURANTS ∙ Traitement des bassins versants liés aux parcs nationaux. ∙ Développement d’une industrie du tourisme dans les zones protégées. ∙ Protection des ouvrages issus du programme de recon struction ∙ Mise en place des structures de gouvernance décentralisées des zones traitées. ∙ Mise en place progressive des parcs nationaux sous l’égide des plus hautes instances de l'Etat. ASSOCIÉE AUX STRATÉGIES PROGRAMME NATIONAL DE SUBSTITUTION AU BOIS ET AU CHARBON DE BOIS PROGRAMME NATIONAL DE REBOISEMENT CAMPAGNE DE SENSIBILISATION SUR L’IMPORTANCE DU TRAITEMENT RESPECTUEUX DE LA NATURE L’URGENCE TRANSITIONNELLE ∙ Institution de droits de propriété indiscutables ∙ Mise en place du programme national de substitution au charbon de bois ∙ Renforcement des structures publiques en matière d’agriculture et d’environnement ∙ Traitement des bassins versants prioritaires ∙ Campagne de sensibilisation de l’importance du reboisement. ∙ Lancement du système éducatif à tous les niveaux ∙ Études de programmation de trois grands parcs nationaux. ∙ Mise en plan de pépinières et production de plantules 30 UNE CHAINE VERTUEUSE DE RECONSTRUCTION INONDATIONS DÉFORESTATION GLISSEMENTS DE TERRAINS L’URGENCE VITALE ∙ Les grandes annonces en matière environnementale ∙ Importation de charbon et de bois de construction ∙ Substitution des équipe ments de cuisson dans des maisons endommagées ∙ Utilisation d’une partie de Cash for Work pour des travaux environnementaux d’urgence ∙ Sanctuarisation des zones protégées en créant une police environnementale. PARC DE LA CITADELLE MER DES CARAÏBES GONAÏVES MER DES CARAÏBES PARC DE LA SELLE LE LES CAYES LOCALISATION DES 3 PARCS NATIONAUX PARC DE LA HOTTE PLAINE AGRICOLE ETAT PROJETE PLAINE AGRICOLE ETAT ACTUEL ZONE A REBOISER CULTURE CACAO & CAFE LIMITE PARCS NATIONAUX 32 7 LES CITÉS EN RÉSEA Le développement du réseau routier va pment réduire les temps de parcours et les rfi ables. Cette maîtrise du temps autorisera tition plus rationnelle des fonctions urbaiterritoire. Elle permettra aussi de générer deurbains sortant de la logique de prolifératioà partir de leur centre. Ce processus a progreasphyxié Port-au-Prince en multipliant les sociaux et sanitaires. L’assainissement, l’esples services et les équipements n’ont pu sextension anarchique de la population. Le développement de la mobilité adéveloppement rapide des moyens de comvirtuels vont changer les comportements desLes villes en réseau sont un modèle contintéressant quand les territoires s’y prêtent. La « boucle » du Centre et de l’Artibonitpensée sur un tel modèle à l’image d’un« Randstat haïtienne ». En Hollande, à ucomparable, plus de 7 millions d’habitdisposés le long de cette cité linéaire presquentourant une grande plaine agricole. Autour des plaines du Centre et de l’Artibensembles habités pourraient être conçudes villes existantes, en bénéfi ciant d’d’équipements et de services hiérarchisés dans les diff érents secteurs urbains. L’ouverture sur la mer aux Gonaïves, à Cap-à Saint Marc, les universités à proximité de et Saint Michel de l’Attalaye, les marchés eroutières répartis sur les nœuds d’échanges et tous les autres équipements (santé, tration, écoles, etc.) seraient mutualisés à upermettant leur optimisation. Un transpofi able et cadencé circulerait sur cette boucdeux sens selon une vitesse commerciale gfaisant le lien avec les transports traditionstructurés dans chaque ensemble urbain. Sur cette base d’équipements communs,imaginer cinq conurbations développéedistances de 30 km environ (tous les servic à moins d’une demi-heure des lieux rés Associer dans un même projet économique et sur un même territoire l'agriculture et les industries de transformation. Construire des réseaux de villes pour mutualiser les équipements et les services et enrayer la constitution de grandes concentrations urbaines. SAINT MARC BOUCLE DU CENTRE ET DE L'ARTIBONITE RANDSTAT HOLLANDAISE 34 OCEA CAP HAITIEN MII PIGNON St RAPHAEL t RAPHAEL MONTAGNES NOIRES MONTAGNES NOIRES LIMBÉ MASSIF DU NORD DU NORD St MICHEL t MICHEL DE L’ATTALAYE E L’ATTALAYE MARCHAND ARCHAND DESSALINES ESSALINES PETITE RIVIERE LA CHAPELLE A CHAPELLE CHAINE DES MATHEUX CHAINE DES MATHEUX CANAL DE ST MARC GROS MORNE ROS MORNE TERRE NEUVE TERRE NEUVE MASSIF DE MASSIF DE GONAIVES GOLFE DE LA GONAVE DESDUNES ESDUNES D PONT SONDE CSAINT MARC INTENSITÉS URBAINES ZONES AGRICOLES BARRAGES UNIVERSITÉS - CLUSTER FACTORIES PÊCHE CABOTAGE PORT INTERNATIONAL PORT SECONDAIRE AÉROPORT INTERNATIONAL AÉROPORT LOCAL 36 8 LES ÉCONOMIES RÉGIONALES Les infrastructures principales vont redterritoire haïtien. Autour des nouvelles deles ports, les aéroports et les routes, des érégionales vont pouvoir se renforcer et cun principe d’attractivité qui ne soit plus cseulement à Port-au-Prince. L'ÎLE À VACHE Cet objectif pour le futur trouve sa racinouvelle carte de répartition des populationsun mois et demi après le séisme : 47% pour la région Nord 29% pour la région Capitale 24% pour la région Sud Ces poids relatifs de la population donnenindication pour une répartition possible d’aménagement du territoire dans le futur. LE BARRAGE DE PELIGRE La phase de reconstruction va constituer levier dans ce sens, avec trois axes prioritair-le traitement des zones sinistrées -la prise en compte des 600 000 habitantrouvé refuge hors de la région capitale -l’accélération des chantiers environnet agricoles pour permettre la sécurispopulations et des nouvelles infrastructures La région Nord On peut considérer que la région particulièrement le Centre et l’Artibonite, cdans le futur la meilleure chance pour l’économie nationale. C’est aussi le seoù un modèle de développement originl’agriculture, l’élevage et les activités de transpeut être imaginé à partir de la structuraréseau de villes moyennes. LA CITADELLE La côte Nord (Port de Paix, Cap Haïtien, FoOuanaminthe) est aussi une zone à fort pdéveloppement. Un nouvel aéroport intréalisé sur le site de Madras ouvrirait la de développer une zone touristique de graconçue selon trois axes : - le tourisme de masse mis en œuvre sur de l’habitation Dauphin, avec au centre Fort Liberté propice à la construction d’umarina d’hivernage pour les bateaux de pl- le tourisme historique concentré autour de et de Cap Haïtien JACMEL 38 OCEAN ATLAN CAP HAITI MASSIF DU NORD St MICHEL DE L’ATTALAYE MARCHAND DESSALINES MONTAGNES NOIPETITE RIVIERE LA CHAPE CHAINE DES MATHEUX PORT-AU-PRINCE BAIE DE GROS MORNE SONDE PONT DESDUNES GONAÏVES ILE DE LA TORTUE SAINT MARC CANAL DE St MARC PORT DE PAIX MÔLE SAINT NICOLAS TERRE NEUVE MASSIF DE ILE DE LA GONAVE GOLFE DE LA GONAVE AÉROPORT INTERNATIONAL TOURISME CULTURE CACAO & CAFÉ PLAINES AGRICOLES ÉTAT PROJETÉ ÉOLIEN BARRAGES UNIVERSITÉ - CLUSTER FACTORIES PÊCHE CABOTAGE PORT INTERNATIONAL PORT SECONDAIRE AÉROPORT LOCAL 40 St MICHEL PIGNON DE L’ATTALAYE MARCHAND DESSALINES PONT SONDE PETITE LA CHAPELLE RIVIERE PORT-A MER DES CARAÏBES PORT-AU-PRINCE BAIE DE LÉOGÂNE CHAINE DE LA SELLE JACMEL GONAIVES DESDUNES SAINT MARC CANAL DE St MARC CANAL DE LA GONAVE ILE DE LA GONAVE TOURISME CULTURE CACAO & CAFÉ PLAINES AGRICOLES ÉTAT PROJETÉ GRAND GOÂVE PETIT GOÂVE MIRAGOÄNE ÉOLIEN BARRAGES UNIVERSITÉ - CLUSTER FACTORIES PÊCHE CABOTAGE PORT INTERNATIONAL PORT SECONDAIRE AÉROPORT INTERNATIONAL AÉROPORT LOCAL 42 SAINT MARC TOURISME AÉROPORT INTERNATIONAL AÉROPORT LOCAL BAIE DE PORT CANAL St MARC AU PRINCE LÉOGÂNE GOÂVE PETIT GRAND GOÂVE MER DES CA CULTURE CACAO & CAFÉ ÉOLIEN PLAINE AGRICOLE ÉTAT PROJETÉ BARRAGES PÊCHE ILE DE LA GONAVE UNIVERSITÉ - CLUSTER CABOTAGE CANAL DE LA GONAVE MIRAGOÂNE LES CAYES DETROIT DE JAMAIQUE JEREMIE MASSIF DE LA HOTTE 44 LA QUESTION URBA9 Adapter les démarches uraux réalités du pays pour repprogressivement la maîtrivilles. Le pays vit depuis de nombreuses années suoù la survie prime sur toute autre consLe déboisement et sa cohorte de condramatiques en est l’expression premièrdes populations vers les villes a eu enseff et d’accentuer la bidonvilisation des urbains. La nation comme les villes sonprocessus de désintégration et dans un état vulnérabilité. Le royaume de l’informel et de l’absence dexplique l’ampleur du drame actuel. n’était pas inscrit dans l’imaginaire desIl agit maintenant comme un révélatesituation générale. Un principe de bonne pratique adapté à l'habitat défavorisé « Plus jamais cela » est le slogan le plus ece moment. Il peut s’appliquer à la constrnouveaux territoires urbains mis en œuvcadre de la reconstruction. Il peut s’applreconstitution des zones « formelles » qdémolies comme le centre de Port-au-Prindémarche de bonnes pratiques peut être eLa question sera plus compliquée pouquartiers informels qui ont résisté au séismprésentent maintenant les mêmes lacunesle 12 janvier. APRÈS Agir directement sur l’ensemble de ces est une tâche insurmontable dans le tempfaudra imaginer d’autres mouvements de pvers des régions développées dans le canouvelle politique d’aménagement du pour pouvoir reconquérir ensuite les d’habitats indignes qui subsistent aujourd VILLE DE GUJURAT EN INDE AVANT 46 Il en résulte une situation complexsuperposent des intérêts contradictoires, côté les propriétaires offi ciels disposant dde l’autre des habitants aspirant à être régà devenir propriétaires après 20 ans d’occfait. Cette situation constitue un équilibavec une tension sociale latente. Une ruptuquo privilégiant le droit, et donc les proffi ciels, au détriment des occupants comporte un risque social certain. A l’ifait de régulariser l’occupation informelquestion de l’indemnisation des propriétaDans la période de l’urgence transitioprojet déclencheur comme la création dpublics dans des quartiers informels permontrer aux habitants que l’Etat est biemais ne règlera pas cette question déllaquelle l’Etat aura à prendre position dande la reconstruction. Dans un autre registre, les projets décportant sur les lieux d’échange visent àl’occupation souvent anarchique du public par les activités marchandes, et à à la voirie un minimum d’effi cacité dans sde transport. Ces projets nécessitent ded’emprises foncières situées dans les villes des espaces d’échanges (marchés, gares rosera sans doute diffi cile de recourir à l’utilitdans ce cas et le foncier devra être acquis à avec éventuellement un dispositif de prurbaine en appui. Les projets dans un contexte urbain strPour les projets déclencheurs tels que la cpôles de développement, la réalisation intégrés, la reconstruction d’un damiercentre-ville ou la reconquête de la bandeles options en matière d’action foncièredépendent de la complexité du parcellairmotivation des propriétaires fonciers conl’opération. Pour mettre en œuvre ces projets, la publique pourra adopter plusieurs possibles: • Partir d’une emprise foncière publiqueéchéant agréger des terrains complémentatteindre une taille suffi sante. C’est typla stratégie pour la mise en œuvre des développement dans les villes moyennes. • Laisser l’initiative de la reconstrucpropriétaires et imposer uniquement des d’urbanisme. Pour simplifi er et accélérer lœuvre, l’Etat peut de plus pousser les propse regrouper dans une association foncière LE FONCIER Une question récurrente qui est devenue un fr ein à l'action et au développement des villes. Dans les diff érentes temporalités de la reconstruc tion, la mise en œuvre de chaque projet nécessite une action foncière qui dépendra fortement du contexte urbain. Les enjeux fonciers de l’urgence Sur les sites détruits par le séisme, l’Etat est amené à prendre rapidement position, pour autoriser ou non la reconstruction in situ, en fonction de la vulnérabilité aux risques sismiques et climatiques. profi le se priorité première cette Derrière immédiatement la question foncière. En eff et, si un site est déclaré inconstructible, il faut trouver des terrains appropriés pour reloger les habitants. Dans ces actions d’urgence, la maîtrise du foncier ne doit pas être un obstacle, et dès lors qu’un site de relogement est trouvé, l’État doit pouvoir en prendre possession rapidement si nécessaire par une décision d’occupation temporaire. Bien entendu, un tel dispositif d’urgence ne peut se concevoir que si l’indemnisation des propriétaires est eff ective. Les actions foncières dans le monde de l’informel L’omniprésence de l’informel en Haïti, qui se traduit notamment par l’occupation foncière temporaire ou permanente, pose la question du droit des sols et des dysfonctionnements dans ce domaine. Une part signifi cative de la forme urbaine existante en Haïti provient en eff et d’un mécanisme d’occupation informelle des terrains. Les habitants s’installent sans titres sur des terrains et y réalisent leur logement en auto-construction. L’Etat, faute de moyens de contrôle appropriés, n’a pas été en mesure d’empêcher cette occupation auto-organisée et illégale, alors que dans le même temps les propriétaires fonciers concernés restent généralement passifs. 48 50 EQUIPEMENTS DE QUARTIER À MEDELLIN ET BOGOTA EN COLOMBIE QUARTIER INFORMEL STABILISÉ QUARTIER HISTORIQUE TRAMÉ BIBLIOTECA PARQUE ESPANA_GIAN CARLOS MAZZANTI, MEDELLIN PLACE INTERMODALE, PUNTO DE ENCUENTRO , LAS AGUAS, BOGOTABIBLIOTECA LEON DE GRIEFF, GIAN CARLOS MAZZANTI, MEDELLIN 52 POINT DE VENTE DE CARTES TÉLÉPHONIQUES ROUTE NATIONALE 1 DANS LA TRAVERSÉE DE SAINT MARC 54 LE MARCHÉ DE PORT AU PRINCE LE LYCÉE DE LÉOGÂNE LE CENTRE DE LÉOGÂNE 56 LE SITE DU LYCÉE LES SECTEURS D'HABITAT ENTOURENT LES RAVINES DU L'ANCIEN HÔTEL DE L'HABITATION LECLERC LE PARC DE L'HABITATION 1 2 4 3 5 58 60 PORT AU PRINCE : OCCUPATION DES COEURS D'ÎLOT AVANT LE SÉISME LE DAMIER DE JACMEL LE DAMIER DE JÉRÉMIE LA COTE DE PORT-AU -PRINCE LE PARC DU BICENTENAIRE LES CAYES SAINT MARC 62 1 LE REICHSTAG À BERLIN, NORMAN FOSTER ARCHITECT 6 légende du plan : 1- PALAIS PRÉSIDENTIEL 2 - PALAIS DES MINISTÈRES 3 - PALAIS DE JUSTICE 4 - DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS 5 - HÔPITAL GÉNÉRAL 6 - CASERNES DES SALINES PALAIS DES MINISTÈRESPALAIS DE JUSTICE 4 2 3 5 PALAIS PRÉSIDENTIEL 64 Question du foncier Rien de sérieux ne pourra se réaliser prise en compte de l’enjeu foncier. La ql’absence de cadastre constituait déjà un pour toute politique d’aménagement. remédier par la mise en place rapide d’dans un premier temps pourront être simtravail, interministériel par nature doit rapidement par le CIAT. La situation créée par le séisme dans la Port-au-Prince et dans plusieurs villes imrend par ailleurs possible le portage fonciestratégiques par la puissance publique. Il manquer cette occasion de maîtriser la plade leur aménagement et de leur dévelfutur. Une agence foncière pourrait être crééeesprit. Elle pourrait émarger, suivant des projets, au Fonds spécial d'aménagterritoire ou au Fonds de développement lProtection des espaces naturels et polreboisement ▪ création de trois parcs naturels et missimultanée d’une police de l’environne▪ mise en œuvre d’une politique de reboisCette politique hautement stratégique poplacée directement sous l’autorité du PrésiRépublique et émarger aux deux fonds édessus Education, formation, communication Le grand chantier de la reconstruction claboratoire en grandeur réelle de la réacEtat à une catastrophe naturelle de grandeLa culture du risque et la réduction des vtés serviront de référence si la mise en œuvsemble des projets et programmes est accpar une politique d’éducation et de formque par une politique de communication Ces quelques pistes permettent de decontours des outils opérationnels et de mettre en place ou à consolider. Au niveau opérationnel, afi n de mettre très rapidement et de façon cohérente l’enprogramme, une entité unique pourrait dont la vocation serait : ▪ d’assurer la réalisation eff ective du pnational d’aménagement du territoidéveloppement régional en mettant directement ou avec l’appui des unités d’existantes (UTE du MEF, UCE du certain nombre d'engagements vis-à-vis des citoyens et des partenaires et mettre en place un dispositif lisible, transparent et effi cace. Quelques pistes En adéquation avec les quelques principes présentés ci-dessus, l'Etat haïtien doit se doter des outils adaptés aux contraintes des chantiers à mener Aménagement du territoire et développement régional : ▪ conception et réalisation de grandes infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, ainsi que de grands équipements structurants en matière de santé et d'éducation ▪ conception et réalisation de zones d'activités cadre nouveau du profi tant économiques son à contribuant et d'aménagement renforcement ▪ réalisation d'une partie de ces infrastructures et équipements en partenariat avec le secteur privé national et international Pour atteindre ces objectifs, un fonds spécial d'aménagement du territoire pourrait être mis en place. Il fl ècherait de façon claire et volontariste un pourcentage des fi nancements vers la province (avec si possible une progression dans le temps aboutissant a minima à un équilibre 50-50 entre la capitale et le reste du pays à horizon trois ans). Développement local ▪ réalisation de projets déclencheurs au niveau des communes pour entraîner une urbanisation ordonnée, le développement des services de base à la population, l'amélioration de l'habitat, la protection et la mise en valeur des richesses naturelles et patrimoniales ▪ mise en place de structures de gestion adaptées à chacun de ces projets pour leur permettre de se maintenir dans la durée Pour atteindre ces objectifs, un fonds de développement local pourrait être créé. QUELS OUTILS POUR LA RECONSTRUCTION ? La vision prospective proposée dans le présent dossier conjuguée au travail d'évaluation des besoins après désastre (PDNA) permet d'aborder l'avenir en sachant d'où l'on vient et où on souhaite aller. Reste La création d'une ou plusieurs entités spécifi ques est évoquée et il est vrai qu'un contexte aussi exceptionnel peut justifi er la mise en place d'outils exceptionnels. La défi nition précise de cette ou ces entités sort du strict cadre du présent document mais un certain nombre de principes et quelques pistes d'organisation peuvent néanmoins contribuer à donner rapidement un socle à la future organisation. Le processus de reconstruction doit être l'occasion de refonder et de renforcer l'Etat. Toutes les structures nationales impliquées dans la reconstruction doivent donc être pilotées par les autorités nationales. Ce processus doit aussi permettre à la décentralisation de franchir une étape signifi cative : les collectivités territoriales devront donc nécessairement y être Comme on l'a vu l'eff ort de reconstruction démarre dans l'urgence vitale (immédiat), suppose d'importantes réalisations dans le temps court (deux ans) et doit se prolonger dans le moyen terme (dix ans) et même le long terme (vingt ans). Toute structure mise en place doit intégrer a minima les trois premières temporalités et donc être rapidement eff ective et effi cace mais aussi robuste et proactive. L'eff ort de reconstruction suppose des moyens humains et fi nanciers très importants dont une partie sera apportée par la communauté internationale. Il est souhaitable que ces moyens puissent être mis à disposition de façon très effi ciente : procédures accélérées et harmonisées (fonds unique ou guichet unique). S'agissant des moyens fi nanciers, l'ambition décrite dans le présent document dépasse très largement les capacités de l'aide sous forme de subvention. Ce constat et l'attente forte de nombreux acteurs à tous les niveaux de l'échelle sociale conduisent à imaginer un appui complémentaire sous forme de prêt selon des mécanismes à préciser. Pour être conséquent, l'État doit lui aussi prendre un 66 11 à savoir comment. Quelques principes étroitement associées. Environnement ork pour plantation des zones Cash for W agricoles Rattachement du traitement des Bassins Versants à la Présidence ou à la Primature Subvention des équipements domestiques de Subvention des équipements domestiques de cuisson Traitement de quatre bassins versants prioritaires Conversion des installations artisanales ou industrielles Renforcement du système de gouvernance public Organisation et structuration des filières agricoles Mise au point d'un système éducatifRenforcement des sites protégés et extensionTraitement de tous les bassins versants à risque Création de trois parcs nationauxRéformes constitutionnelles Questions Urbaines et Projets DéclencheuProjets de reconstruction dans l'aire métropolitaine Acquisition de foncier stratégique Reconstruction du Centre de Port-au-PrinceReconstruction du Front de merReconstruction du Champ de MarsReconstruction des quartiers des autres communes de l'agglo Projets structurants dans les quartiers d'habitaspontané Projets dans les villes de province Projets déclencheursAcquisition de foncier stratégiqueStructuration des grands marchés et des pôled'intermodalité Projets structurants dans les quartiers d'habitaspontané Structurant Transitionel Urgence Investissement DES PROJETS Routes • • • • • • • • • • à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer Réseau principal Boucle Sud la route sud Port au Prince - Mirebalais Boucle de l'Artibonite Réseau régional Traversée de Port au Prince Région Nord Région capitale Région sud Réseau stratégique et Urbain USD Ports • • • • • • • • • • • à déterminer à déterminer i à dét à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer à déterminer Réaménagement port de Port-au-Prince Transfert du Port de Port-au-Prince i P t P td P td f T Réaménagement port des Gonaives Réaménagement port du Cap Haitien Port de Paix Fort Liberté Saint Marc Miragoanes Les Cayes Jacmel Ports de cabotage et Embarcadère Aéroports • • • à déterminer à déterminer à déterminer Restructuration aéroport de Port-au-Prince Madras - Cap Haitien Les Cayes Développement Régional Développement Régional • • à déterminer à déterminer Centre universitaire de la Chapelle Centre universitaire de St Michel de l'Atalaye 68 12 MAQUETTE OBJECTIFS ET STRATTERRITORIPORECONSTRUCREPUBLIQUE D'