L'impact du tremblement de terre d'août 2021 en Haïti : preuves du module de choc du registre social
Resume — Cette étude de la Banque mondiale analyse les données du module de choc du registre social d'Haïti pour évaluer l'impact du tremblement de terre d'août 2021 sur les ménages du département de la Grande-Anse. La recherche révèle que plus des deux tiers des ménages ont été affectés, les familles défavorisées socio-économiquement subissant des impacts plus sévères.
Constats Cles
- Plus des deux tiers des ménages du département de la Grande-Anse ont été affectés par le tremblement de terre d'août 2021.
- Les ménages socio-économiquement défavorisés ont subi des impacts plus sévères de manière cohérente dans toutes les dimensions.
- Près de 5 900 ménages (9% de la population affectée) ont vu leurs maisons complètement détruites.
- Environ 850 ménages (1% de la population affectée) ont signalé qu'un membre du ménage est décédé après le tremblement de terre.
- Moins de 10% des ménages affectés par le tremblement de terre ont reçu une assistance des organismes gouvernementaux ou des ONG.
Description Complete
Ce document de discussion de la Banque mondiale examine l'impact dévastateur du tremblement de terre de magnitude 7,2 du 14 août 2021 en Haïti à travers l'analyse de données collectées via un module de choc nouvellement développé dans le registre social national (SIMAST). L'étude se concentre sur le département de la Grande-Anse, où des données complètes au niveau des ménages ont été recueillies entre 2021-2022 pour comprendre comment les familles ont été affectées et ont fait face à cette catastrophe naturelle majeure.
La recherche révèle que plus des deux tiers des ménages du département de la Grande-Anse ont été affectés par le tremblement de terre d'une manière ou d'une autre. L'analyse montre de manière cohérente que les ménages socio-économiquement défavorisés ont subi des impacts plus sévères dans toutes les dimensions mesurées. Près de 5 900 ménages (9% de la population affectée) ont vu leurs maisons complètement détruites, tandis que plus de 22 000 ménages ont été contraints de quitter leurs résidences après le choc.
L'étude examine également l'adéquation de la réponse de secours, constatant que moins de 10% des ménages affectés par le tremblement de terre ont reçu une assistance des organismes gouvernementaux ou des ONG. Les auteurs soutiennent que l'aide aurait pu être plus efficace grâce à une plus grande dépendance aux transferts monétaires plutôt qu'à l'assistance en nature. La recherche fournit des perspectives importantes pour améliorer la réponse future aux catastrophes et construire des systèmes de protection sociale plus résilients en Haïti.
Cette analyse contribue des leçons précieuses pour la politique de secours en cas de catastrophe et la planification de la réponse d'urgence, soulignant particulièrement l'impact disproportionné sur les populations vulnérables et les lacunes dans la livraison de l'assistance humanitaire dans les contextes post-catastrophe.